Impetus en Français

Ci-dessus: la Lyonnaise Ellie Carpenter repousse sa coéquipière de Matildas Mary Fowler lors du choc de son équipe avec Montpellier. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

Jean-Pierre Thiesset résume la sixième journée de D1 Arkema. 19/10/21

Reims a gagné 5-2 à la maison contre Bordeaux.

Même si Bordeaux a monopolisé le ballon, 65% de possession et 455 passes, les deux équipes eurent le même nombre de tirs (17) et de tirs cadrés (8). Bordeaux marqua les premiers (6ème minute) et la plupart des personnes qui suivaient le match ont dû penser que ça allait être un match facile pour Bordeaux. C’était sans compter sur Rachel Corboz, la capitaine de Reims, qui remis Reims dans le match à la 16ème minute avec un superbe tir des 20 mètres dans la lucarne droite du but ne laissant aucune chance de toucher le ballon à la gardienne. Ensuite les jeunes joueuses de Reims ont montré leurs qualités en commençant avec Kessya Busy (20 ans) qui marqua le premier de ces deux buts 5 minutes plus tard d’un superbe tir aussi. Au début de la seconde mi-temps, ce fut Melchie Dumornay (18 ans) de Haïti, qui montra tout son talent en marquant deux fois en 7 minutes.

Troisième victoire de suite pour Reims qui est maintenant au milieu du classement au même niveau que Bordeaux avec 7 points.

Il y a des rumeurs au sujet de Patrice Lair, entraîneur de Bordeaux, qui va probablement donner sa démission bientôt ; plus de nouvelles à venir cette semaine.

Buts pour Reims de Rachel Corboz (16), Kessya Bussy (21, 73), et Melchie Dumornay (46, 53). Buts pour Bordeaux de Katja Snoeijs (6) et Claire Lavogez (80).

Dijon a gagné à l’extérieur 1-0 contre Fleury dans un match important pour la 4ème place au classement. Les deux équipes sont maintenant à 9 points à la 4 ème place ; Fleury étant devant Dijon grâce à une meilleure différence de buts -4 contre -7. Katriina Talaslahti, gardienne de Fleury, a fait un bon match pour sa quatrième titularisation de suite, mais ne pouvait rien faire sur le but. But pour Dijon de Solène Barbance (29).

Paris FC a gagné 4-0 à la maison contre Soyaux. Même si le Paris FC a juste légèrement dominé le match (57% de possession), ils ont été plus efficaces avec 23 tirs (9 cadrés) contre 11 tirs (4 cadrés) pour Soyaux. Paris FC continue de sécuriser leur troisième place au classement.

Ci-dessus : Selma Bacha, sur la droite, marqua le premier but pour Lyon, 33ème minute. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

Buts pour Paris FC de Coumba Sow (37), Annaig Butel (51), Clara Matéo (63), et Daphne Corboz (78 sur penalty).

Issy a obtenu le nul 1-1 à l’extérieur contre Guingamp dans un match dominé par Guingamp (67% de possession, 24 tirs dont 11 cadrés, 9 corners). Issy a été plus réaliste marquant une fois avec seulement 12 tirs dont 5 cadrés et 4 corners. Ces deux équipes continuent de se débattre pour quitter le bas du classement ; Guingamp est 9ème avec 5 points et Issy is 11ème avec 4 points.

But pour Issy de Adélie Fourré (62). But pour Guingamp de Sana Daoudi (55).

Le Paris SG a gagné à la maison 2-0 contre Saint-Etienne. Le Paris SG a dominé largement ce match (66% de possession, 467 passes dont 85% réussies, et 11 corners) mais eu seulement 13 tirs dont 5 cadrés. Le premier but du Paris SG fu juste avant la mi-temps à la 43ème minute.

Buts pour Paris SG de Sara Dabritz (43), et Marie-Antoinette Katoto (66).

L’Olympique Lyonnais a gagné 5-0 à la maison contre Montpellier. Lyon a largement dominé ce match (71% de possession, 646 passes dont 88% réussies, 8 corners, 39 tirs dont 16 cadrés) et aurait probablement pu marquer plus de buts s’ils avaient marqué plus tôt dans le match. Selma Bacha a marqué le premier but après avoir récupéré le ballon presque au milieu du terrain, remonté le ballon jusqu’au 20 mètres du but adverse et délivré une superbe frappe sur la droite de la gardienne à la 33ème minute.

Ci-dessus : Selma Bacha gagnant son duel contre Marion Torrent. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus
Félicitations à Selma Bacha qui a fait un grand match et qui a été nommée joueuse du match pour la deuxième fois consecutive. Buts pour Lyon de Selma Bacha (33), Marion Torrent (45+2 Contre Son Camp), Perle Morroni (47), Melvine Malard (59), et Sally Julini (88).

Rachel Corboz: Une Franco-Americaine Au Pays Du Champagne

Ci-dessus : Rachel Corboz, pendant le match de D1 Arkema contre Lyon le 27 août 2021. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus

Rachel Corboz est née le 1 mai 1996 à Mobile, Alabama, États-Unis de parents français, Michel et Christine. Rachel a donc la double nationalité française et américaine. Son père a été un joueur semi-professionnel à Grenoble, France. Rachel a grandi dans la ville de Green Brook, New Jersey et a un frère, Mael, et une sœur, Daphne, tous deux plus âgés qu’elle et qui jouent aussi au football. Son Frère a commencé en université aux Etats-Unis et joue actuellement en Allemagne. Sa sœur a commencé à l’université de Georgetown avec Rachel puis à Fleury, toujours avec Rachel, et joue maintenant pour le Paris FC en D1 Arkema.

Rachel a joué 4 ans à l’université de Georgetown où elle a marqué 34 buts en 88 matchs. Elle a reçu plusieurs fois des distinctions dans la conférence « Big East » dont meilleure milieu de terrain lors de sa deuxième année et de sa quatrième année. Rachel a aussi été sélectionnée plusieurs fois pour s’entraîner avec l’équipe des Etats-Unis : en U18, U-20, et U-23.

Rachel a signé à Fleury, D1 Arkema, en juin 2018 pour qui elle joué 19 matchs.

Ensuite Rachel a signé à Reims, D1 Arkema, en juin 2019. Elle a joué 15 matchs la saison 2019-2020 et 18 matchs la saison 2020-2021 dans laquelle elle a fait 2 passes décisives et marqué 3 buts. Depuis le début de la saison 2021-2022, Rachel est la capitaine de l’équipe de Reims.

Rachel prépare aussi son avenir et poursuit ses études en Master 2 « Adaptation aux Changements Climatiques » à Paris.

Ci-dessus : Rachel Corboz. Photo : JK Sikorsynski, Stade de Reims.

Interview :

Jean-Pierre Thiesset : Quel est ton poste préféré et à quels autres postes pourrais-tu jouer ?

Rachel Corboz : Mon poste préféré est milieu offensive (10) mais je peux jouer aussi excentrée à droite ou à gauche, même si je suis droitière car j’ai les deux pieds.

JPT : Qui/quoi t’a inspiré pour devenir une joueuse de football ?

RC : Surtout mon frère et ma sœur qui est 3 ans plus âgée que moi, qui jouaient tous les deux au football et j’ai donc voulu suivre ma sœur et faire comme elle. Aussi à la maison on regardait beaucoup de football en famille et ça a dû m’influencer.

JPT : Pourquoi joues-tu en France plutôt qu’aux Etats-Unis ?

RC : Je préfère le style de jeu que l’on joue en Europe et en France. Je trouve que c’est plus technique et tactique et ça me convient mieux.

JPT : Qui est ta ou ton modèle si tu en as une ou un ?

RC : Ma joueuse préférée est Dzsenifer Marozsan. Tout d’abord parce qu’elle joue au même poste que moi et que d’après moi, c’est la meilleure tant d’un point de vue technique que tactique à ce poste.

JPT : Quel est ton plus grand défi sur le terrain ?

RC : Je suis plutôt technique, et pas très physique, donc mon plus grand défi sur le terrain est de résister aux impacts physiques.

JPT : Quel est ton plus grand défi hors du terrain ?

RC : Je voudrais être encore plus sure et confiante en moi-même. C’est aussi un défi sur le terrain d’ailleurs (rires).

JPT : Qui sont tes coéquipières avec qui tu es la plus proche ?

RC : Je suis très ouverte et conviviale et je suis proche de tout le monde.

JPT : Qu’est que tu aimes faire quand tu n’es pas sur le terrain ?

RC : J’aime lire, en anglais, et faire du Yoga. Je lis un peu de tout mais surtout des romans. En ce moment je lis « Le comte de Monte-Cristo ». Je consacre aussi beaucoup de temps à mes études.

Ci-dessus : Rachel Corboz, capitaine de Reims, le 27 août 2021. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus

JPT : Qu’est ce qui fait que le club de Reims est un grand club où jouer ?

RC : On a les mêmes installations que les hommes et ça c’est vraiment un grand plus. On est vraiment une équipe unie, toutes les filles s’entendent bien, il n’y a pas de petits groupes, tout le monde parle avec tout le monde et ça je pense que c’est vraiment un plus dans une équipe parce que quand il commence à y avoir des embrouilles ou des différences, c’est là qu’une équipe ne va pas bien tourner. Depuis trois ans c’est comme ça et c’est quelque chose que j’ai beaucoup apprécié quand je suis arrivée à Reims. On a aussi des coachs qui sont vraiment investis et qui veulent vraiment que l’on soit ambitieuse en tant qu’équipe ; comme on fait de mieux en mieux chaque année, c’est vraiment bien pour l’équipe et j’espère que ça va continuer comme ça (rires).

JPT : Quel est ton animal préféré ?

RC : J’adore les chats. Je viens juste d’avoir un petit chaton.

JPT : Quels plats préfères-tu ?

RC : J’aime un peu tout mais ce que je préfère ce sont les « Lasagnes Végétariennes » de ma mère.

JPT : Quels genres de musique aimes-tu ?

RC : Je n’écoute pas énormément de musique mais j’aime la musique alternative. J’aime bien Taylor Swift.

JPT : Quelle est ta principale qualité ?

RC : Ma gentillesse. Je pense que c’est très important d’être gentil avec tout le monde, même avec les gens que l’on ne connaît pas. J’ai été élevé par des parents qui m’ont montré l’importance d’avoir cette qualité avec tous les gens que tu rencontres.

JPT : Qu’est-ce que tu aurais besoin d’améliorer dans ton jeu ?

RC : Je dois améliorer ma vitesse et mon explosivité. Je dois aussi améliorer mon jeu de tête car je n’aime pas faire des têtes (rires).

JPT : Est-ce qu’il y a un message que tu voudrais faire passer à tes fans ?

RC : Merci beaucoup de nous soutenir et je pense que c’est important que vous continuiez à nous supporter. Je pense que le seul moyen pour que le football féminin grandisse c’est grâce aux supporters qui viennent aux matchs et à ceux qui regardent les matchs à la télévision. Continuez à nous soutenir, il y a de plus en plus de spectateurs depuis ma première année ici et ce serait bien de voir encore de plus en plus de monde aux matchs.

Jean-Pierre Thiesset résume la Victoire de l’Olympique Lyonnais à la maison 5-0 contre le Benfica Lisbonne (Portugal) dans la deuxième journée du groupe D de la Ligue des Championnes UEFA 2021-2022.

Il y avait 4 115 spectatrices et spectateurs au Groupama Stadium pour ce match de la Ligue des Championnes UEFA entre l’Olympique Lyonnais et le Benfica Lisbonne (Portugal).
 
Puisque Wendie Renard et Griedge MBock n’étaient pas retenues pour ce match à cause de blessure, la défense centrale était constituée de Kadeisha Buchanan et Amandine Henry comme pour le dernier match de D1 Arkema.

Lyon démarra le match en mettant beaucoup de pression sur le Benfica Lisbonne mais sans pouvoir marquer rapidement. Ensuite Lyon baissa un peu le pied et eu un peu de difficultés à apporter le danger devant les buts du Benfica Lisbonne jusqu’à la 28ème minute. A partir de là, Lyon mit plus d’intensité, récupéra le ballon plus haut sur le terrain et marqua deux fois en 2 minutes. 
Ci-dessus : 29ème minute, but de Kadeisha Buchanan sur un corner de Catarina Macario mal dégagé par la gardienne. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.
Ci-dessus : 31ème minute, but de Daniëlle Van De Donk sur une passe de Melvine Malard. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

Lyon continue de dominer le reste de la première mi-temps sans aggraver le score malgré beaucoup d’opportunités et spécialement celle à la dernière minute, où Catarino Macario tira un coup franc sur le poteau et Kadeisha Buchanan mit une tête sur la barre transversale.

Statistiques de la première mi-temps :

Lyon : 60% de possession, 286 passes (86% réussies), 16 tirs (5 cadrés), 8 corners.

Benfica Lisbonne : 40% de possession, 157 passes (81% réussies), 2 tirs (2 cadrés), 1 corner.

Lyon démarra la seconde mi-temps plus fortement que la première et les joueuses du Benfica Lisbonne suffoquèrent sous la pression et le jeu rapide de Lyon. Après 10 minutes en second mi-temps, Lyon avait déjà augmenté le score de deux buts de plus. Un but magnifique d’un retourné réalisé par Melvine Malard sur un centre de Catarina Macario et un penalty tiré par Catarina Macario.

Ci-dessus : 56ème minute, Catarina Macario marque sur pénalty. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

Catarina Macario a marqué 1 but et délivré 1 passe decisive dans ce match. Elle a marqué 7 buts dans ses 7 derniers matchs.

Lyon continue de dominer le match et six minutes plus tard, Kadeisha Buchanan vola au-dessus de tout le monde pour prendre le ballon de la tête et marquer son second but du match sur un coup franc tiré par Selma Bacha.

Ci-dessus : 63ème minute, Kadeisha Buchanan marque sur un coup franc de Selma Bacha. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

Ada Hegerberg a remplacé Catarina Macario à la 67ème minute sous les ovations des fans très heureux de la revoir sur le terrain.

Ada Hegerberg a montré qu’elle était déjà en forme pour aider ses coéquipières à gagner et causa beaucoup de problèmes à la défense du Benfica Lisbonne pendant les 15 dernières minutes. Elle a même failli marquer après environ 10 minutes sur le terrain.

Statistiques du match :

Lyon : 63% de possession, 547 passes (86% réussies), 33 tirs (20 cadrés), 13 corners.

Benfica Lisbonne : 37% de possession, 326 passes (79% réussies), 7 tirs (5 cadrés), 1 corner.

Ci-dessus : les OL Ang’Elles acclamant le retour d’Ada Hegerberg. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus

Lyon quitte Häcken avec les points

Jean-Pierre Thiesset résume la Victoire de l’Olympique Lyonnais à l’extérieur 3-0 contre le BK Hacken (Suède) dans la première journée du groupe D de la Ligue des Championnes UEFA 2021-2022 6/10/21.

Ci-dessus : Melvine Malard en photo après avoir marqué le premier but de Lyon hier soir. Photo : @OLFeminin

L’Olympique Lyonnais, qui n’a jamais été réellement en danger, a dominé largement ce match comme on peut le voir dans les statistiques : pour Lyon, 64% de possession, 573 passes (80% réussies), 22 tirs dont 9 cadrés, 12 corners ; pour BK Hacken, 36% de possession, 338 passes (65% réussies), 7 tirs dont 2 cadrés, 2 corners. Avec un petit peu plus de réussite, Lyon aurait pu marquer beaucoup plus de buts. Il faut dire que ce n’était pas facile de fournir un bon match avec la pluie incessante pendant tout le match.

Résumé de la première mi-temps :

4 Tir cadré de Van De Donk à la suite d’un mauvais dégagement de la défense du BK

6 Buchanan dégage le ballon en corner ; corner pour BK Hacken

9 Tir cadré de Malard

10 But de Malard sur un centre de la droite à ras de terre au point de penalty de Van De Donk, 0-1

20 Centre tir de Bacha, arrêté par la gardienne

32 Tir pour BK Hacken, arrêté par Endler

33 Sur la contre-attaque, centre de Bacha de la gauche, tête de Egurrola, corner pour Lyon

35 Enorme opportunité pour le BK Hacken mais Endler attrape le ballon dans les pieds de Larsen dans la surface de réparation, réalisant un grand arrêt

45+2 Enorme opportunité pour Lyon, tir de Malard renvoyé par la gardienne ; Bruun récupère le ballon, et son tir est dévié sur la barre transversale par la gardienne.

A la mi-temps, le score était de 0-1.

Lyon démarra la seconde mi-temps avec beaucoup de rythme dans leur jeu et marqua rapidement le deuxième but à la 48ème minute ; un tir de Delphine Cascarino à la suite d’un centre de Bacha au deuxième poteau fut renvoyé par la gardienne, mais récupéré par Macario qui marqua. Ensuite, Lyon à continuer à dominer le match.

Ci-dessus : Ada Hegerberg fait son retour à l’action en seconde période après plus de 20 mois d’absence sur blessure. Photo : Getty Images.

A noter, Ada Hegerberg a fait son retour à la 78ème minute, après plus de 20 mois en dehors des terrains à la suite de plusieurs blessures.

Résumé de la seconde mi-temps :

48 But de Macario pour Lyon, 0-2

53 But contre son camp de Larsen ; sur un corner tiré par Bacha, Larsen sous la pression de Buchanan met le ballon dans son propre but, 0-3

Pendant les dernières 30 minutes du match, Lyon a obtenu plusieurs corners (63, 65, 72, 82, 84) sans arriver à améliorer le score.

Arbitre : Lorraine Watson (Ecosse)

Buts : Melvine Malard (10), Catarina Macario (48), Larsen (53 Contre son Camp) pour Lyon.

Cartons jaunes : Luna Norgaard Gevitz (24) pour BK Hacken; Egurrola (87) pour Lyon.

BK Hacken : Falk – Okvist, Kullberg, Norgaard Gevitz, Rubensson – Curmark, Zigioti Olme (Holmes 63) – Larsen, Rytting Kaneryd (Zomers 85), Gejl Jensen (Mijatovic 67) – Blackstenius. Remplaçantes : Hall, Kerlenas, Kollmats, Witj.

Lyon : Endler – Bacha, Henry, Buchanan, Carpenter (Morroni 78) – Van de Donk (Baga 78), Egurrola, Macario (Hegerberg 78) – D. Cascarino (Cayman 58), Bruun, Malard (Laurent 65). Remplaçantes : Holmgren, Paljevic, Sombath. Entraîneure : Sonia Bompastor.





La Vue Depuis La France

Ci-dessus : Amel Majri (bras levé) célèbre son but pour Lyon à Bordeaux avant de quitter le terrain avec une blessure dévastatrice. Photo : @OLFeminin.

Jean-Pierre Thiesset résume la cinquième journée de D1 Arkema. 4/10/21

L’Olympique Lyonnais a gagné 4-1 à l’extérieur contre Bordeaux. Après les premières cinq minutes un peu difficiles pour Lyon où Eve Périsset a obligé Christiane Endler à un arrêt à la 2ème minute, et où Bordeaux a marqué les premiers à la 3ème minute ; ces deux tirs cadrés seront les deux seuls pour Bordeaux et Lyon s’est vite repris en égalisant par Catarina Macario à la 7ème minute.

Ensuite le match s’est équilibré puis a été largement dominé par Lyon. Les statistiques du match sont sans équivoque : pour Lyon, 62% de possession, 17 tirs dont 7 cadrés, et 488 passes (78% de réussies) ; pour Bordeaux, 38% de possession, 8 tirs dont 2 cadrés, et 307 passes (70% de réussies).

Pour son deuxième match après sa longue blessure Griedge MBock a joué 90 minutes et a marqué un pénalty. Il semblerait que sa blessure est oubliée et que la grande Griedge est de retour.

Malheureusement, Amel Majri, qui avait marqué à la 26ème minute à la suite d’un centre de Catarina Macario au point de penalty, sort à la 62ème minute sur blessure et nous apprendrons le lendemain qu’elle est victime d’une rupture du ligament croisé antérieur et du ligament latéral externe du genou gauche.

Entrée à la 58ème minute, Selma Bacha a réalisé une très bonne prestation et a délivré un superbe corner repris victorieusement de la tête par Damaris Egurrola à la 87ème minute.

Buts pour Lyon par Catarina Macario (7), Amel Majri (26), Griedge MBock (73 sur pénalty) et Damaris Egurrola (87). But pour Bordeaux par Inès Jaurena (3).

Fleury a gagné 2-1 à l’extérieur contre Montpellier dans un match largement dominé par Montpellier qui n’a pas su transformer ses occasions de buts. Les statistiques du match : pour Montpellier, 63% de possession, 16 tirs dont 7 cadrés, et 489 passes (78% de réussies) ; pour Fleury, 37% de possession, 9 tirs dont 2 cadrés, et 301 passes (66% de réussies). Avec cette troisième Victoire consécutive, Fleury est maintenant 4ème au classement.

Katriina Talaslahti a largement contribué à la victoire de son équipe en réalisant plus 10 arrêts et sauvetages ; seule Mary Fowler l’a empêché de faire une nouvelle « clean sheet » avec une frappe imparable en fin de match.

Buts pour Fleury par Léa Le Garrec (24), et Nicola Karczewska (85). But pour Montpellier par Mary Fowler (94).

Ci-dessus : Milieu de terrain de Montpellier (rose) contre Fleury. Photo : @MontpellierHSC

Reims a gagné à l’extérieur contre Issy 3-1. Avec cette première Victoire, Reims remonte à la dixième place. Ce fut un match très équilibré en termes de possession (52% pour Reims) et de passes (Reims 367 et Issy 353), mais Reims a été plus réaliste et efficace en attaque avec 18 tirs dont 8 cadrés contre 7 tirs dont 2 cadrés pour Issy. A noter la très belle prestation de Melchie Dumonay (Reims), entrée à la mi-temps, et qui a fait 1 passe décisive (84) et a tiré plusieurs fois au but forçant la gardienne de Issy à faire des arrêts. Rachel Corboz, capitaine de Reims et droitière, a aussi montré qu’elle pouvait se servir efficacement de son pied gauche en tirant un coup franc du gauche légèrement au-dessus du but et un corner du gauche.

Buts pour Reims par Naomie Feller (4), et Kessya Bussy (73, 84). But pour Issy par Roselord Borgella (30 sur pénalty).

Dijon a gagné à l’extérieur contre Soyaux 2-1. Dijon a su gagner dans un match très équilibré simplement en étant un petit peu plus efficace devant le but. Buts pour Dijon par Desire Oparanozie (24 et 52). But pour Soyaux par Kelly Gadea (51).

Paris FC a gagné à l’extérieur 3-1 contre Saint-Etienne en dominant largement le match (60% de possession). Buts pour Paris FC par Louna Ribedeira (45), Clara Matéo (68), et Ouleymata Sarr (88). But pour Saint-Etienne par Kelly Gago (24).

Paris Saint-Germain contre Guingamp a été reporté à une date ultérieure à cause de fortes pluies sur Paris.

Global Sports Archive




Romain Segui surveillant l’entraînement avant le match amical contre Fribourg (Suisse) le 31 juillet 2021. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

3/10/21

Romain Segui est né le 8 février 1987 à Bourgoin Jallieu, France.

Après une licence d’entraînement à l’université Lyon 1 Claude Bernard de 2007 à 2010, Romain a obtenu un Master en « Préparation Physique Mentale et Réathlétisation » toujours à l’université Lyon 1 Claude Bernard de 2010 à 2012. Ensuite, anticipant l’avenir, il a voulu se perfectionner dans les nouvelles technologies et a passé un diplôme universitaire « Analyse et Expertise Vidéo en Sports Collectifs » à l’université Lille 2 Droit et Santé en 2013-2014 dans le cadre d’une formation continue avec l’Olympique Lyonnais.

Romain Segui a rejoint l’Olympique Lyonnais en juillet 2010 comme stagiaire puis s’est occupé pendant 4 saisons des U15 masculins avant de passer deux ans avec les U17 masculins puis de rejoindre le groupe U19 toujours masculins lors de la saison 2016-2017. Romain a aussi entraîné les U10 en même temps que ces 4 saisons avec les U15.

Interview :

Jean-Pierre Thiesset : Qui t’a inspiré pour devenir préparateur physique dans le football ?

Romain Segui : Cyrille Dolce que j’ai toujours l’habitude de nommer parce que c’est un grand monsieur qui m’a beaucoup aidé. Il a 30 ans de club et c’est un super éducateur tant sur le plan football que sur le plan humain ; il forme l’homme avant de former le joueur. C’est mon mentor en tant qu’entraîneur. Il m’a aidé à m’intégrer facilement dans le club. Quand je suis arrivé j’été jeune, je vivais ça comme un rêve d’enfant et il m’a « professionnalisé ».

JPT : Pourquoi préparateur physique dans le football féminin ?

RS : C’est plutôt une opportunité que j’ai saisie. J’avais envie d’intégrer le football professionnel et chez les masculins c’est difficile car les entraîneurs arrivent souvent avec leur staff. Le poste de préparateur physique des féminines s’est libéré et j’ai été reçu par Vincent Ponsot qui a trouvé que j’avais le profil qui correspondait bien au poste. Après 9 ans dans le centre de formation, j’avais fait un peu le tour avec les jeunes et j’avais envie de voir autre chose. Alors, quand on te propose de préparer les joueuses de la meilleure équipe du monde, que tu es Lyonnais, et que tu te dis que tu peux jouer la Ligue des Championnes et la gagner, tu signes. C’est une grande fierté de travailler avec Wendy Renard, Eugénie Le Sommer, Amandine Henry et toutes les autres grandes joueuses au quotidien. Mon métier est pratiquement similaire à ce qui se passe chez les masculins car on a des joueuses qui partent en sélection dans le monde entier.

Romain Segui, complice avec les joueuses en entrant sur le terrain pour l’échauffement lors du match contre Reims le 27 août 2021. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

JPT : En quoi consiste ton métier ?

RS : C’est un peu compliqué car il y a plusieurs éléments. Il faut être capable de préparer la joueuse dans différentes qualités physiques qui sont l’endurance, la vitesse, la force et la souplesse afin qu’elle soit qu’elle soit la plus performante possible sans mettre les curseurs trop hauts parce que sinon tu peux la blesser. Quand il y a blessure dans le football c’est toujours la faute du préparateur physique donc on a une grosse prise en charge sur la prévention des blessures. Pour ça on fait des tests pour individualiser le travail et que chaque joueuse ait des routines de préparation et de prévention adaptées pour que vraiment on soit le plus précis possible. Après à un moment donné il y a des blessures suite à des chocs et là on ne peut rien y faire.

Il y a aussi les « Data » maintenant et cette nouveauté technique qui est arrivé en France depuis 5 à 7 ans avec les GPS qui nous permettent d’avoir beaucoup de données sur la joueuse : La distance parcourue, la distance marchée, la distance faite en sprint, le nombre de sprints, les accélérations, les décélérations, le pic de vitesse. Nous les préparateurs physiques ont doit être capables de traiter et d’analyser toutes ces données et d’en faire un compte rendu aux entraîneurs. Il faut quand même faire attention à ne pas tout interpréter par des chiffres et laisser le football faire les choses ; le ressenti est important aussi et il faut prendre les données en compte car ça peut aider sans devenir catégorique avec elles.

Romain Segui préparant Catarina Macario à la mi-temps du match contre Guingamp le 24 septembre 2021. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

Donc le métier est très varié. On prépare les joueuses à l’entraînement le matin dans la salle, puis pendant l’entraînement on va faire des ateliers spécifiques, par exemple pour développer l’endurance pendant 20 à 30 minutes, et on va vérifier la charge de travail sur les joueuses car on a les données en direct et s’assurer que l’on a atteint le but fixé dans l’atelier ; si nécessaire, on va ajuster l’entraînement par exemple en demandant à l’entraîneure d’ajouter une séquence de jeu afin d’atteindre la charge voulue sur les joueuses.

Il faut aussi gérer les retours de blessures et la réathlétisation. Heureusement depuis cette année j’ai un assistant, Rémi Pullara, qui peut s’en charger et on peut mieux travailler.

J’ai de la chance parce que ce n’est pas un métier répétitif dans le temps où l’on s’ennuie. Par exemple, un jour on va effectuer un travail d’endurance et le lendemain un travail de vitesse.

JPT : Quels sont les principaux exercices et les passages obligés d’après toi pour bien préparer les joueuses ?

RS : Je pars du principe que c’est la qualité intrinsèque de la joueuse qui est le plus important. En début de saison, on doit faire une batterie de tests, pas uniquement pour avoir des données mais pour individualiser le travail dans tous les domaines y compris dans la prévention. Certaines joueuses vont avoir besoin de mobilité et certaines d’autres choses.

En ce moment, on parle beaucoup de la méthode intégrée, c’est-à-dire faire la préparation physique avec le ballon, ou de la méthode dissociée, c’est-à-dire faire la préparation physique sans ballon. Certains préparateurs prônent la méthode dissociée pour le travail physique. Moi, j’ai un peu de mal avec ça et je pense qu’il faut utiliser les deux alternativement en fonction du but recherché. J’aime bien faire des moments sans ballon pour être certain de développer ce que l’on cible parce que là on ne peut pas tricher ; par exemple, quand on dit d’aller d’un plot A à un plot B en un certain temps, la joueuse ne peut pas se cacher. Mais sur le long terme c’est usant et c’est pour cela que les méthodes intégrées avec le ballon et par le jeu sont intéressantes aussi.

Cependant, j’ai un principe avec lequel je ne déroge jamais, c’est qu’en début de saison, il me faut un socle aérobie. Pour cela, chaque saison à tous mes débuts de préparation il faut que j’aie une vingtaine de jours où les joueuses vont courir afin qu’elles fassent du volume pour construire un réservoir ; c’est ce que l’on appelle la capacité aérobie. Cette base va permettre aux joueuses d’être plus agressives sur le terrain, de presser les joueuses adverses mais aussi d’être capable de revenir rapidement lors des contre-attaques.

Après ce socle, il faut travailler beaucoup sur la haute intensité et la vitesse parce qu’aujourd’hui le football féminin évolue de plus en plus et il est de plus en plus rapide même si on a beaucoup entendu que le football masculin était plus rapide mais l’écart se réduit.

JPT : Est-ce très différent de préparer des joueuses plutôt que des joueurs ?

RS : La différence elle se fait peut-être sur la puissance et la vitesse car les hommes sont naturellement plus puissants parce qu’ils ont une masse musculaire plus importante. Mais ça tend à évoluer dans le football féminin car on voit maintenant des joueuses avec des pointes de vitesse à 32 et 34 km/h ; tous les joueurs ne sont pas à 32 ou 33 km/h.

Cependant on peut prendre en compte les règles car c’est la différence majeure pour moi entre les femmes et les hommes. Le médical s’y intéresse et les docteurs du club qui sont proches des joueuses, sont attentifs à cela mais personnellement ça ne m’est jamais arrivé qu’une joueuse ne se soit pas entraînée car elle avait ses règles.

Il y a pas mal de choses en ce moment dans les revues scientifiques sur le sport, comme que les règles peuvent être la source d’une nouvelle méthode d’entraînement individualisé ; on regarde ce qui se dit et on y réfléchi mais aujourd’hui on n’a pas encore mis en place un protocole sur ce point. Il y a d’autres clubs qui le font, comme Chelsea, mais pour l’instant on y réfléchi, on ne ferme pas du tout la porte mais on veut trouver la meilleure solution.

Moi j’entraîne les joueuses comme si c’étaient des joueurs mais je prends en compte le fait qu’elles ne sont pas aussi puissantes en individualisant le travail.

Il y a aussi une différence sur la prévention des blessures car les femmes ont tendance à avoir des genoux un peu plus rentrés vers l’intérieur (un peu plus en X) ce qui pourrait être la source de ruptures des ligaments croisés. D’ailleurs dans les statistiques, il y a plus de ruptures de ligaments croisés chez les femmes que chez les hommes dans tous les sports. Pour moi, cette différence est même plus importante que les règles et on doit faire un renforcement spécifique au niveau des fessiers et des ischios jambiers pour essayer de rééquilibrer la situation. Pour cela on fait un test spécifique en début de saison et on adapte le renforcement si nécessaire.

JPT : Quelles sont les principales qualités qu’il faut avoir pour être un bon préparateur physique ?

RS : Il faut être organisé, méthodique, avoir de la créativité, être à l’écoute et ouvert d’esprit car il faut savoir se remettre en cause ; ce que l’on fait aujourd’hui ne sera peut-être plus vrai demain et il faut aussi s’ouvrir aux autres sports pour voir comment ils travaillent.

Il faut être aussi un peu sportif car quand il faut courir avec les joueuses, il faut assurer (rires).

Romain Segui courant avec les joueuses de l’OL pendant l’échauffement avant le match contre Saint-Etienne le 5 septembre 2021. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

JPT : Qu’est-ce que tu préfères, préparer les joueuses pour 1 match par semaine ou pour 1 match tous les 3 jours ?

RS : Pour un match tous les trois jours parce que ça veut dire que l’on joue la ligue des championnes (rires).

JPT : Quel est ton plus grand défi sur le terrain ou pendant l’entraînement ?

RS : Que l’on finisse les séances d’entraînement sans blessure. Il faut pousser les joueuses au maximum sans dépasser leurs limites.

JPT : Quel est ton plus grand défi hors du terrain ?

RS : J’adore courir et mon plus grand défi serait de faire l’UTMB (l’Ultra-Trail du Mont Blanc) dans les Alpes ; environ 180 km avec 10 000 m de dénivelé. Pour l’instant je n’ai pas le temps de m’entraîner pour le faire car entre le métier qui prend beaucoup de temps et la famille qu’il ne faut pas oublier (Romain est marié et il a 2 enfants, une fille de 7 ans et un garçon de 3 ans) c’est impossible de s’entraîner tous les jours pour le préparer.

JPT : Qu’est que tu aimes faire quand tu n’es pas sur le terrain ?

RS : Courir et jouer de la guitare.

JPT : Qu’est ce qui fait que l’Olympique Lyonnais est un grand club où travailler ?

RS : On a un grand président, Jean-Michel Aulas, qui a toujours mis les moyens nécessaires autant pour les conditions de travail que les moyens financiers et ce qui fait que l’on a eu beaucoup d’avance sur les autres clubs. On a de superbes conditions de travail que beaucoup d’autres clubs n’ont pas et c’est ce qui fait que les meilleures joueuses veulent venir jouer à l’OL et aussi qu’elles veulent rester à l’OL.

JPT : Quel est ton animal préféré ?

RS : Le lion a toujours été mon animal préféré et en tant qu’animal domestique c’est le chien.

JPT : Quels plats préfères-tu ?

RS : En tant que natif de l’Isère, le « Gratin Dauphinois » de ma maman.

JPT : Quels genres de musique aimes-tu ?

RS : Je suis assez ouvert mais ma musique préférée c’est Pop, Folk, Rock. La musique anglo-saxonne des années 70, 80 et 90. En fait, je joue de la musique parce que j’ai grandi avec mon père qui est batteur dans un groupe amateur et j’ai toujours écouté les Rolling Stones, AC/DC, Deep Purple, les Beatles, Jimmy Hendrix. Je peux aussi écouter de l’Electro ou du Rap mais il faut que ce soit de bonnes choses.

JPT : Quelle est ta principale qualité ?

RS : Je pense être quelqu’un de très honnête et de bienveillant et je suis entier.

JPT : Quel est ton principal défaut ?

RS : Je suis impulsif et jaloux. Je suis capable de très vite partir dans les tours.

JPT : Est-ce qu’il y a un message que tu voudrais faire passer aux fans de l’OL ?

RS : Tout d’abord je veux remercier tous les supportrices et supporters qui suivent l’OL féminin parce qu’ils sont géniaux. Je les ai vu pendant toute la période COVID se déplacer à l’extérieur, et rester bloqués à la porte des stades juste pour voir arriver notre bus. J’ai vu des supportrices et des supporters agrippés aux murs à Soyaux pour voir un peu du match. Je trouve ça fantastique parce qu’ils donnent beaucoup pour nous alors que l’on a l’impression que l’on n’a pas pu leur donner beaucoup en retour pendant quelques mois. Je veux vraiment les remercier de tout mon cœur. J’espère que l’on va pouvoir fêter les trois titres tous ensemble en fin de saison, ce sera le plus beau cadeau que l’on pourra faire aux supportrices et supporters. Et j’y crois !

La Vue Depuis La France

Jean-Pierre Thiesset commente la Victoire de Lyon contre Guingamp et résume la quatrième journée de D1 Arkema. 27/9/21

Ci-dessus, 86ème minute, 4ème but pour Lyon par Daniëlle Van De Donk. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

L’Olympique Lyonnais a gagné 4-0 à la maison contre Guingamp. Une fois de plus, Lyon a largement dominé ce match avec 66% de possession, 566 passes avec 86% réussies, et 30 tirs dont 14 cadré tandis que Guingamp eu seulement 301 passes avec 71% réussies et 2 tirs dont 1 cadré.

Ce match a vu le retour de Griedge MBock après 477 jours.

Ci-dessus, Griedge MBock, de retour sur le terrain. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

En jouant un jeu rapide, auquel nous sommes habitués depuis que Sonia Bompastor a été nommée entraîneure, Lyon a eu beaucoup d’opportunités de marquer mais un manque de concentration pendant la dernière action, les a empêchés de marquer plus de buts.

Ci-dessus, Sonia Bompastor, Entraîneure de l’OL. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

Buts pour Lyon par Melvine Malard (3), Kadeisha Buchanan (48), Emelyne Laurent (72) et Daniëlle Van De Donk (86).

Fleury a gagné 1-0 à la maison contre Soyaux dans un match légèrement dominé par Soyaux (59% de possession). Avec cette deuxième Victoire, la première à la maison, Fleury est maintenant 6ème au classement. But pour Fleury par Nicola Karczewska (39).

Montpellier a gagné à l’extérieur contre Reims 4-1. Buts pour Montpellier par Sarah Puntigam (18, 84) et Lena Petermann (27, 31). But pour Reims par Kessya Busy (1). Avec cette Victoire, Montpellier remonte à la cinquième place.

Bordeaux a gagné à l’extérieur contre Issy 1-0. But pour Bordeaux par Melissa Gomes (37). Bordeaux a largement dominé ce match, 68% de possession, 22 tirs dont 7 cadrés.

Saint-Etienne a gagné à l’extérieur 4-0 contre Dijon. Buts pour Saint-Etienne par Esther Okoronkwo (4, 25), Cindy Caputo (52), et Audrey Chaumette (83). Avec cette première Victoire, Saint-Etienne est maintenant à la septième place. Par contre, pour Dijon, les choses ne vont pas très bien et ils sont à la onzième place avec leur 3 défaites.

Paris Saint-Germain, à la maison, a gagné 4-0 dans le derby contre Paris FC. Buts pour Paris SG par Marie-Antoinette Katoto (18, 26), Kadidiatou Diani (43), et Sara Däbritz (59 sur penalty). Paris SG a dominé largement le match avec 58% de possession, 19 tirs dont 13 cadrés, 488 passes (83% réussies) ; pour Paris FC, 9 tirs dont seulement 1 cadré, 351 passes (76% réussies). Nius avons maintenant uniquement 2 équipes sans défaite, Lyon et Paris SG.

The View From France

L’équipe de Lyon qui a atomisé Dijon. Photo: Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

Jean-Pierre Thiesset commente la victoire de Lyon sur Dijon et résume la troisième journée de D1 Arkema.

13/9/21

L’Olympique Lyonnais a gagné 6-0 à la maison contre Dijon. En fait, il n’y a pas du tout eu de vrai suspens car Lyon a largement dominé ce match avec 74% de possession, 596 passes avec 89% réussies, et 28 tirs dont 12 cadrés tandis que Dijon eu seulement 221 passes avec 59% réussies et 2 tirs. En jouant un jeu rapide alternant passes courtes et longs ballons, Lyon ne laissa jamais l’occasion d’être en situation de marquer à Dijon ; Christiane Endler, Gardienne de Lyon, eu seulement un ballon à capter pendant tout le match.

Buts pour Lyon de Catarina Macario (3 et 37), Melvine Malard (36), et Signe Bruun (47, 66, et 78). Catarina Macario monte en puissance et elle devient une joueuse importante qui pèse énormément sur le jeu de Lyon en attaque.

Ci-dessus et ci-dessous, 37ème minute, deuxième but de Catarina Macario. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

Signe Bruun a marqué son premier but et son premier triple pour Lyon en ne jouant qu’une mi-temps, remplaçant Danielle Van De Donk à la 46ème minute de jeu.

78ème minute, centre de Perle Moroni pour Signe Bruun. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

Guingamp a gagné 2-1 à la maison contre Montpellier dans un match équilibré légèrement dominé par Guingamp (55% de possession) mais avec deux fois plus d’opportunités pour Montpellier (16 tirs contre 7). Buts pour Guingamp de Margaux Le Mouël (21 sur penalty) et Emmy Jézéquel (78). But pour Montpellier de Morgane Nicoli (70).

Fleury a gagné à l’extérieur contre Bordeaux 2-1. Buts pour Fleury de Julie Piga (83) et Dominika Grabowska (88 sur penalty). But pour Bordeaux de Katja Snoeijs (3 sur penalty). Première Victoire pour Fleury cette saison contre Bordeaux qui a toujours des problèmes pour démarrer cette saison avec 1 nul, 1 victoire et 1 défaite. Un fait à noter, c’était le premier match de la gardienne Katriina Talaslahti pour Fleury.

Issy a gagné à l’extérieur contre Saint-Etienne 1-0. But pour Issy de Roselord Borgella (23). Première Victoire pour Issy cette saison.

Paris FC à la maison, a gagné 3-0 contre Reims. Buts pour Paris FC de Théa Greboval (12), Clara Matéo (27), et Daphne Corboz (81). Un match largement dominé par Paris FC (61% de possession, 17 tirs dont 7 cadrés). Reims, bien qu’ils aient de bonnes joueuses, n’arrive toujours pas à gagner. Un fait à noter, les soeurs Corboz étaient toutes les deux sur le terrain, Daphne pour Paris FC et Rachel pour Reims.

Paris Saint-Germain, à l’extérieur, a gagné 2-0 contre Soyaux. Buts pour Paris SG de Marie-Antoinette Katoto (33) et Sandy Baltimore (67). Bien qu’ils aient largement dominé le match, Paris SG n’a pas pu marquer plus de 2 buts. Les statistiques du match : pour Paris SG, 69% de possession, 17 tirs dont 6 cadrés, 435 passes (79% réussies) ; pour Soyaux, seulement 3 tirs aucun cadré, 203 passes (55% réussies).

Argument de sélection de l’équipe nationale

Les supporters des OL ANG’ELLES, à la 9ème minute du match contre Dijon, supportent Eugénie Le Sommer qui n’est pas dans la sélection de l’équipe de France pour les matches de qualification pour la Coupe du Monde. Photo : Jean-Pierre Thiesset pour Impetus.

Les supporters de l’Olympique Lyonnais et beaucoup d’autres personnes qui suivent le football féminin ne comprennent pas pourquoi Eugénie Le Sommer, Meilleure buteuse de l’équipe de France et dans sa meilleure forme en ce moment avec l’OL Reign, n’est pas dans la sélection de l’équipe de France qui va jouer deux matchs les semaines prochaines :

17 septembre 2021 : Grèce – France

21 septembre 2021 : Slovénie – France

Ci-après, la communication d’Eugénie Le Sommer sur Twitter:

“Je viens d’apprendre avec beaucoup de déception ma non-sélection pour le prochain rassemblement de l’Equipe de France. Je continuerai comme je l’ai toujours fait pendant ma carrière de travailler dur et de tout donner avec mon club pr y retourner

Merci pr votre soutien”

Il y a aussi des questions sur la non-sélection d’Amandine Henry, qui était encore récemment la capitaine de l’équipe de France. Certains ajoutent aussi la non-sélection de la jeune mais efficace Selma Bacha qui a été dans l’équipe de D1 Arkema lors de la deuxième journée et qui continue de progresser jour après jour avec l’Olympique Lyonnais.

The View From France

Ci-dessus : 28’ Centre de Melvine Malard 28. Photo : Jean-Pierre Thiesset, Impetus

Jean-Pierre Thiesset résume la deuxième journée de D1 Arkema, et ajoute un focus sur Lyon (7/9/21).

Paris Saint Germain a gagné 1-0 à l’extérieur contre Montpellier. But pour Paris SG de Sara Dabritz (8 sur penalty). Ce fut difficile pour Paris SG sur un terrain qui n’aidait pas les joueuses à produire du beau jeu, même s’ils ont dominé le match (70% de possession) et s’ils ont eu plus d’opportunités (15 tirs, 4 cadrés) que Montpellier (4 tirs, 2 cadrés). Montpellier a bien essayé de jouer leur jeu mais ils furent juste capables d’empêcher Paris SG de marquer plus d’un but puisqu’ils jouaient dans une formation en 5-4-1.

Fleury a perdu à la maison contre Paris FC 1-0. But pour Paris FC Coumba Sow (43). Un match équilibré qui aurait pu par 1-0 pour Fleury ou sur un match nul ; Il n’y a eu que 4 tirs cadrés pour chaque équipe.

Dijon a gagné à l’extérieur contre Issy 2-0. Buts pour Dijon de Léa Declercq (20) et Desire Oparanozie (49). Issy compte déjà 2 défaites.

Bordeaux a gagné 6-0 à la maison contre Soyaux. Buts pour Bordeaux de Sisca Folkertsma (2), Malia Nicole Berkely (29), Andréa Lardez (36), Mélissa Gomes (43), Mickaella Cardia (79), et Katja Snoeijs (81). Après un nul à Saint-Etienne la semaine dernière, Bordeaux a régi fortement et n’a jamais laissé à Soyaux une chance de gagné ce match.

Reims, à la maison, n’a pas pu faire mieux qu’un nul 0-0 contre Guingamp. Grace Rapp de Reims a écopé d’un carton rouge à la 60ème minute, laissant ses coéquipières à 10 pendant 30 minutes ne les pas aidé. Toutefois, ils arrivèrent à conserver leur but inviolé.

L’Olympique Lyonnais a gagné 6-0 son derby à la maison contre Saint-Etienne. Buts pour Lyon de Catarina Macario (18), Amel Majri (28), Melvine Malard (42), Emelyne Laurent (53), Damaris Egurrola (56), et Selma Bacha (84). Importante domination de Lyon dans ce match : pour Lyon, 68% de possession, 24 tirs (17 cadrés), 10 corners ; Pour Saint-Etienne, 2 tirs (1 cadré), 1 corner.

Après une Victoire difficile à Levante, Lyon a fait un meilleur travail contre, il faut le dire, une équipe beaucoup plus faible, spécialement en défense. 
Ci-dessus : 28’ Amel Majri 7 marque le 2ème but. Photo : Jean-Pierre Thiesset, Impetus
Nous avons vu plusieurs bonnes phases de jeu de Lyon, comme sur le but à la 28ème minute quand Malard suite à un débordement sur le côté gauche, centre en retrait pour Majri qui tire sur la droite de la gardienne.








VICTOIRE IMPORTANTE MAIS DIFFICILE POUR L’OLYMPIQUE LYONNAIS POUR LEUR DEBUT EN UWCL

Ci-dessus : Une bataille au milieu de terrain entre l’Olympique Lyonnais et Levante hier soir. Photo : Levante UD.

Jean-Pierre Thiesset résume la Victoire de l’Olympique Lyonnais à l’extérieur 2-1 contre Levante (Valence, Espagne) dans le deuxième tour de l’UEFA Women Champion’s League (2/9/21).

Ce match ne fût pas facile pour Lyon et il y a eu beaucoup de mouvements d’un but à l’autre. Même si Lyon a largement dominé ce match (63% possession en première mi-temps), le pressing constant des joueuses de Levante n’a pas permis aux joueuses de Lyon de jouer leur jeu et il y a eu beaucoup de mauvaises passes et un manque de vitesse dans le jeu. Sur quelques contre-attaques, Levante aurait pu marquer et en première mi-temps Endler (la gardienne Lyonnaise) a dû faire quelques arrêts (22, 28) afin d’éviter que Levante ne marque. Etrangement, Levante a eu plus de vraies opportunités de marquer que Lyon, en jouant en rapides contre-attaques alors qu’ils étaient largement dominés en première mi-temps. Les joueuses de Levante ont aussi fait beaucoup de fautes en essayant d’arrêter les attaques de Lyon (11 fautes en première mi-temps pour Levante ; 3 fautes pour Lyon).

Résumé de la première mi-temps :

2 Renard perd le ballon et Buchanan le récupère

4 Carpenter déborde sur le côté droit

5 Endler dégage un ballon directement dans la tête de Buchanan qui est un peu étourdie par le choc

7 Centre de Carpenter, personne ne récupère

9 Centre de Bacha, personne ne récupère

12 Remontée du terrain pas Henry, Centre de Henry, personne ne récupère

14 Coup franc de Macario, renvoyé par la défense de Levante

15 Centre de Macario, renvoyé par la défense de Levante

16 Passe de Majri pour Morroni, centre de Morroni, renvoyé par la défense de Levante

18 Centre de Morroni, centre de Carpenter, les deux renvoyés par la défense de Levante

21 Tir de Carpenter, au-dessus du but

22 Contre-attaque de Levante, centre de Alba Redondo arrêté par Endler

25 Une autre contre-attaque de Levante qui ne donne rien

28 Coup franc pour Levante, le ballon est renvoyé, puis centre de Maria Mendez Fernandez et arrêt d’Endler

32 Coup franc pour Majri, tête de Macario en dehors du cadre

33 Superbe relance du pied d’Endler qui se termine avec un centre de Macario attraper par la gardienne de Levante

37 Bacha récupère le ballon et fait une passe à Morroni, centre de Morroni, renvoyé par la défense de Levante

40 Buchanan renvoie le ballon avec une longue passe, tête de Van de Donk attrapée par la gardienne de Levante

A la mi-temps, le score était toujours de 0-0.

Lyon démarra la seconde mi-temps en essayant de mettre plus de rythme dans leur jeu mais le pressing haut de Levante leur firent rapidement retourner à des imprécisions dans leurs passes. De plus, ils jouèrent trop souvent au centre de la défense de Levante leur facilitant les contre de leurs attaques.

Ci-dessus : C’était un match de compétition à Valence hier soir entre Levante et l’Olympique Lyonnais. Photo : Levante UD.

Résumé de la deuxième mi-temps :

48 Corner pour Lyon suite à un débordement de Carpenter, Majri tire au second poteau mais personne ne touche le ballon qui sort

50 Coup franc pour Lyon, centre de Macario, renvoyé par la défense de Levante

51 Tir de Macario, contré par la défense de Levante, corner

53 Tir de Morroni, arrêté par la gardienne de Levante

54 Passe en retrait de Carpenter à Majri qui centre, la gardienne de Levante renvoie le ballon

55 Tir de Macario, arrêté par la gardienne de Levante en 2 tempss

57 Tir trop écrasé de Majri, arrêté par la gardienne de Levante

59 Sur une contre-attaque, Levante entre dans la surface de réparation et tire en dehors du cadre

61 Tir de Alba Redondo, arrêté par Endler

64 Centre de Laurent, contré par la défense de Levante, sur le corner qui a suivi, Bacha touche la barre transversale

68 Contre-attaque de Levante, tir hors du cadre

73 Centre de Laurent pour Malard, renvoyé par la défense de Levante

80 But de Malard sur un tir croisé de la gauche vers la droite du plat du pied suite à une superbe passe de Majri, 0-1

84 But de Morroni sur un tir croisé de la gauche vers la droite sur une passe de from Malard suite à une belle ouverture de Cayman, 0-2

86 But de Giovanna suite à une percée de Tatiana Pinto jusqu’à la ligne de but et une parfaite passe en retrait, 1-2

93 Second carton jaune pour Bacha -> carton rouge

Lyon n’a pas joué assez rapidement pour déstabiliser et surpasser les joueuses de Levante et leur pressing haut sur le terrain. Il y a eu beaucoup trop d’imprécisions dans les passes de Lyon et ils ne furent pas en mesure de construire leur jeu. Heureusement, les changements vers la 60ème minute ont permis à Lyon de jouer plus vite et ils furent en mesure de marquer 2 fois 20 minutes plus tard. Sur leur dernière contre-attaque, Levante a réduit le score à 2-1 sur une percée de la défense de Lyon et une passe en retrait.

Arbitre : Jelena Medjedovic.

Buts : Anselmo (86′) pour Levante ; Melvine Malard (80′), Perle Morroni (84′) pour Lyon.

Cartons jaunes : Mendez Fernandez (45′), Paraluta (72′) pour Levante ; Selma Bacha (23′, 90+3′), Kadeisha Buchanan (69′) pour Lyon.

Carton rouge : Selma Bacha (90+3′) pour Lyon.

Levante : Valenzuela – Tomas (Cometti, 79′), Miralles, Mendez Fernandez, Morente – San Martin, Toletti, Nicolas – Mendez (Pinto, 71′), Ferrer (Anselmo, 85′), Indakoetxea. Remplaçantes : Paraluta, Casanova, Iannuzzi, Nunez, Bascunan. Entraîneure : Angel Villacampa Carrasco.

Lyon : Endler – Bacha, Renard, Buchanan, Carpenter (Cayman, 78′) – Majri, Henry, Van de Donk (Damaris, 62′) – Morroni, Bruun (Laurent, 56′), Macario (Malard, 62′). Remplaçantes : Holmgren, Paljevic, Sombath, Baga, Julini, Cascarino. Entraîneure : Sonia Bompastor.

Jean-Pierre Thiesset résume la première journée de D1 Arkema

Ci-dessus : le Paris Saint-Germain célèbre sa victoire 5-0 contre Fleury lors de la première journée. Photo : OJB Sport.

(31/8/21)

L’Olympique Lyonnais a gagné 3-0 à la maison contre Reims. Buts pour Lyon de Easther Mayi Kith (6, contre son camp), Delphine Cascarino (10), et Selma Bacha (93). Pour on reportage complet et des photos exclusives du jeu, cliquez ici: https://impetus885775742.wordpress.com/2021/08/28/lyon-off-and-running/

Paris FC, à la maison, a gagné 4-1 contre Guingamp. Buts pour Paris FC de Clara Matéo (1), Daphne Corboz (35, Penalty), Adja Binate Soumahoro (61), et Louna Ribadeira (63). But pour Guingamp de Sana Daoudi (29).

Montpellier a gagné 2-1 à l’extérieur contre Dijon. Buts pour Montpellier de Lena Petermann (23) et Sarah Puntigam (92). But pour Dijon de Lisa Schmitz (73, contre son camp).

Soyaux a gagné à la maison contre Issy 2-0. Buts pour Soyaux de Kelly Rowswell (39, contre son camp) et Laura Bourgouin (87).

Saint-Etienne à la maison termina avec un match nul 1-1 contre Bordeaux. But pour Saint-Etienne de Laura Condon (81). But pour Bordeaux de Vanessa Gilles (46).

Paris Saint Germain a gagné 5-0 à la maison contre Fleury. Buts pour le Paris SG de Sandy Baltimore (14), Sara Dabritz (21), Kadidiatou Diani (35), Jeannette Grace Ngock Yango (61, contre son camp), et Ramona Bachmann (86).

A part pour Bordeaux tenu en échec chez le promu Saint-Etienne, tous les prétendants au titre de champion ont gagné leur premier match. Paris SG, Paris FC et Lyon ont bien démarré cette nouvelle saison et sont donc aux trois premières places du classement.

L’Olympique Lyonnais Commence Par Une Victoire

Jean-Pierre Thiesset commente la Victoire 3-0 de l’Olympique Lyonnais à la maison contre Reims.


Christiane Endler en action. Photo : Jean-Pierre Thiesset, Impetus.

L’Olympique Lyonnais 3-0 Stade de Reims (28/8/21)

Lyon démarra en jouant très haut sur le terrain et en mettant beaucoup de pression sur Reims. Rapidement, ils ont obtenu des corners et à la 6ème minute, Easther Mayi Kith de Reims mis le ballon dans son propre but en essayant de dégager un corner très bien tiré par Amel Majri.

Delphine Cascarino. Photo : Jean-Pierre Thiesset, Impetus.

4 minutes plus tard, Delphine Cascarino, seule à l’extérieur de la surface de réparation à environ 20 mètres, mis le ballon sur la gauche de la gardienne de Reims juste en dessous de la transversale et marqua le deuxième but.

Lyon a eu beaucoup d’opportunités et sauf à la 22ème minute quand Christiane Endler a dû faire un arrêt de grande classe, Reims ne fut jamais en mesure de mettre leur jeu en place. Toutefois, Lyon ne fut pas capable d’augmenter le score, étant un peu trop brouillon quand ils s’approchaient du but.

Alice Sombath (née le 16 octobre 2003). Photo : Jean-Pierre Thiesset, Impetus.

Les défenseures de Lyon arrêtèrent toutes les tentatives d’attaque de Reims et la jeune Alice Sombath a fait un très sérieux match associée à Wendie Renard en défense centrale. Alice était très calme, et elle a montré tout son talent en étant capable de renvoyer tous les ballons la plupart du temps sur l’une de ces coéquipières. A la mi-temps, le score était toujours de 2-0.

La deuxième mi-temps commença comme la première avec beaucoup de pression des joueuses de Lyon et Reims eu de plus en plus de problèmes pour préserver leur but inviolé. De nouveau, il y a eu beaucoup d’opportunités pour Lyon mais ils n’ont pas été capable de les transformer en buts. Du côté de Reims, il était de plus en plus difficile même d’approcher les buts de Lyon.

But de Selma Bacha (4) sur une passe d’Emelyne Laurent (19). Photo : Jean-Pierre Thiesset, Impetus.

Nous avons du attendre jusqu’au dernier moment du match à la 93ème minute pour voir le 3ème but de Lyon quand Emelyne Laurent fit une passe en retrait à Selma Bacha très bien placée au niveau du point de penalty.

Ce fut un match plaisant à suivre même si Lyon était trop fort pour Reims qui a quand même essayé de jouer leur jeu.

Rachel Corboz (10) contrariant une attaque de Delphine Cascarino (20). Photo : Jean-Pierre Thiesset, Impetus.

Rachel Corboz (Capitaine de Reims) m’a confié à la fin du match « que c’était toujours très dur de jouer Lyon à la maison ». Je pense qu’elles sont aussi contentes de ne pas avoir laissé Lyon marquer plus de buts. Elles auront de meilleurs matchs dans le reste de la saison puisqu’elles ont des joueuses de talent.

Comme le montre les statistiques du match, Lyon a dominé le match du coup d’envoi au coup de sifflet final.

Pour Lyon : 30 tirs (12 cadrés), 66% de possession, 578 passes (84% réussies), 12 corners.

Pour Reims : 7 tirs (2 cadrés), 34% de possession, 310 passes (66% réussies), 0 corner.

Buts pour Lyon : Easther Mayi Kith (6, contre son camp), Delphine Cascarino (10), et Selma Bacha (93).

Photo : Jean-Pierre Thiesset, Impetus.

Dernieres Nouvelles Dans Le Mercato De D1 Arkema: Un Mouvement Imprevu Entre Lyon Et Fleury

Above: Katriina Talaslahti pictured in training at Olympique Lyonnais in June. Photo: Jean-Pierre Thiesset.

Jean-Pierre Thiesset nous donne les dernières Nouvelles en direct de la famille TALASLAHTI (22/8/21).

Katriina Talaslahti, gardienne de l’OL, et Anne Talaslahti, son agent, ont communiqué sur le mouvement de Katriina de Lyon à Fleury et ont autorisé Impetus à publier les messages suivants.

Messages de Katriina Talaslahti :

18 août 2021 : « Hello tout le monde, après 2 formidables années à Lyon, j’ai décidé de quitter l’OL. Pendant ma période à Lyon, je me suis beaucoup développée comme joueuse et j’ai gagnée beaucoup d’expériences inoubliables. Merci à toutes mes grandes coéquipières, aux membres du staff et aux supporters de m’avoir supporté en continu dans mon aventure. »

19 août 2021 : « Excitée de démarrer cette nouvelle aventure et la prochaine saison avec le FC Fleury 91. Allons-y ! »

Nous souhaitons toute la réussite que mérite Katriina dans son nouveau club.

Mercato de D1 Arkema: Beaucoup de Mouvements Entre Paris, Lyon et Bordeaux

Jean-Pierre Thiesset fait le point sur le Mercato de D1 Arkema (20/8/21).

Le championnat de D1 Arkema va reprendre les 27 et 28 août 2021 avec quelques changements dans la composition des équipes.

Cette saison 2021-2022 la D1 Arkema sera de nouveau à 12 clubs : Le Havre descend en D2 et Saint-Etienne rejoint la D1 Arkema.

Il y a beaucoup de mouvements entre les 3 premiers du classement de la dernière saison 2020-2021. 3 joueuses du PSG (Endler, Bruun et Morroni) vont à Lyon et 1 joueuse de Lyon (Karchaoui) fait le trajet inverse. 1 joueuse de Bordeaux (E. Cascarino) et 1 joueuse de Montpellier (De Almeida) vont au PSG. Hamraoui, ex Olympique Lyonnais, passe de Barcelone au PSG. 3 joueuses de Lyon sont prêtées à l’OL Reign la franchise Américaine de l’Olympique Lyonnais : Bouhaddi, Le Sommer, Marozsan.

PARIS SAINT-GERMAIN:

Ci-dessus : Sakina Karchaoui – dévoilée par le PSG après avoir chanté de l’Olympique Lyonnais. Photo : Paris Saint-Germain

Entraineur : Didier Ollé-Nicolle

ARRIVEES: Didier Ollé-Nicolle (entraîneur, Le Mans), Estelle Cascarino (Bordeaux), Elisa De Almeida (Montpellier), Sakina Karchaoui (Lyon), Hawa Sangaré (retour prêt, Le Havre), Léa Khelifi (retour prêt, Dijon), Amanda Ilestedt (Bayern Munich, ALL), Kheira Hamraoui (Barcelone, ESP), Aminata Diallo (retour prêt, Atlético Madrid), Constance Picaud (Le Havre), Celin Bizet Ildhusøy (Vålerenga, NOR).

DEPARTS: Olivier Echouafni (entraîneur), Christiane Endler (Lyon), Alanna Cook (OL Reign, USA), Formiga (São Paulo, BRE), Signe Bruun (Lyon), Nadia Nadim (Racing Louisville, USA), Irene Paredes (Barcelone, ESP), Arianna Criscione (fin de contrat), Perle Morroni (Lyon).

OLYMPIQUE LYONNAIS:

Entraineure : Sonia Bompastor.

ARRIVES: Christiane Endler (PSG), Signe Bruun (PSG), Danielle van de Donk (Arsenal, ANG), Perle Morroni (PSG), Emelyne Laurent (retour prêt, Atlético Madrid, ESP), Manon Revelli (retour prêt, Servette Chênois FC, SUI), Grace Kazadi (retour prêt, Atlético Madrid, ESP), Assimina Maoulida (retour prêt, Le Havre), Yrma Mzé Issa (Marseille), Emma Holmgren (Eskilstuna United, SUE).

DEPARTS: Sarah Bouhaddi (OL Reign, USA, prêt), Dzsenifer Marozsán (OL Reign, USA, prêt), Eugénie Le Sommer (OL Reign, USA, prêt), Sakina Karchaoui (PSG), Jodie Taylor (Orlando Pride, USA), Jessy Roux (fin contrat, Orléans), Nikita Parris (Arsenal, ANG), Manon Revelli (Guingamp, prêt), Assimina Maoulida (Issy, prêt).

BORDEAUX:

Entraineur : Patrice Lair.

ARRIVEES: Patrice Lair (entraîneur, sans club), Mélissa Herrera (Reims), Mélissa Gomes (Reims), Mylène Chavas (Dijon), Marine Perea (retour prêt, Soyaux), Paige Culver (Soyaux), Sisca Folkertsma (Twente, HOL).

DEPARTS: Pedro Martinez Losa (Sélection Écosse), Khadija Shaw (Manchester City, ANG), Estelle Cascarino (PSG), Ouleymata Sarr (Paris FC), Ghoutia Karchouni (Inter Milan, ITA), Axelle Touzeau (fin de contrat, Rodez).

PARIS FC:

Entraineure : Sandrine Soubeyrand.

ARRIVEES: Ouleymata Sarr (Bordeaux).

DEPARTS: Gaëtane Thiney (NJ/NY Gotham, USA, prêt), Camille Catala (arrêt), Linda Sällström (HJK Helsinki, FIN), Claire Savin (arrêt), Aurélie Claire (Saint-Maur).

Ci-dessus : Signe Bruun, nouvellement arrivé à l’Olympique Lyonnais après avoir signé du Paris Saint-Germain. Photo : Olympique Lyonnais.

GUINGAMP:

Entraineur : Frédéric Biancalani.

ARRIVEES: Laurie Teinturier (Issy), Cindy Perrault (Montpellier), Arzhelenn Dufrien (Brest), Manon Revelli (Servette Chênois FC, SUI, prêt Lyon), Angel Gurhem (Braine Chassemy Vailly/Aisne FC).

DEPARTS: Faustine Robert (Montpellier), Anissa Lahmari (Soyaux), Solène Durand (Dijon), Laura Brock (arrêt), Wassilah Imlak (Strasbourg), Grace Yango (Fleury), Léa Sotier (Le Havre), Safia Tall (AS Roma Femminile, ITA).

DIJON:

Entraineur : Christophe Forest.

ARRIVEES: Christophe Forest (entraîneur, Brest), Lisa Lichtfus (Standard de Liège, BEL), Elody Salaün (Brest), Solène Durand (Guingamp), Ekaterina Tyryshkina (Le Havre), Jenna Dear (Fleury).

DEPARTS: Yannick Chandioux (entraîneur, Montpellier), Genessee Daughetee (USA), Mylène Chavas (Bordeaux), Maryne Gignoux (Saint-Etienne), Elise Bonet (Saint-Etienne), Elodie Nakkach (Servette Chênois FC, SUI), Salma Amani (Saint-Malo), Léa Khelifi (fin prêt, PSG), Océane Daniel (Issy), Amanda Chaney (Strasbourg), Camille Pinel (Montauban), Sh’nia Gordon (CSKA Moscou, RUS).

REIMS:

Entraineure : Amandine Mique.

ARRIVEES: Julie Pasquereau (Metz), Kethna Louis (Le Havre), Jade Rastocle (Sarcelles), Emily Alvarado (TCU Horned Frogs, USA), Melike Pekel (Le Havre).

DEPARTS: Julie Pasquereau (Metz), Kethna Louis (Le Havre), Jade Rastocle (Sarcelles), Emily Alvarado (TCU Horned Frogs, USA), Melike Pekel (Le Havre).

FLEURY:

Entraineur : Fabrice Abriel.

ARRIVEES: Fabriel Abriel (entraîneur, déjà au club), Ewelina Kamczyk (Górnik Leczna, POL), Julie Debever (Inter Milan, ITA), Marie Levasseur (Metz), Grace Yango (Guingamp), Nikola Karczewska (Górnik Łęczna, POL), Imane Chebel (BIIK Kazygurt, UKR), Amandine Béché (Nantes), María Díaz Cirauqui (Athletic Bilbao, ESP).

DEPARTS: Laëtitia Philippe (fin prêt, Soyaux), Cecilie Sandvej, Teninsoun Sissoko (Turbine Potsdam, ALL), Kate Nado (Saint-Malo), Jeanne Dear (Dijon), Kamilla Karlsen (Djurgårdens IF, SUE), Michelle De Jongh (Vittsjö, SUE, fin prêt), Marina Makanza (Marseille), Hannah Diaz (Houston Dash, USA), Céline Chatelain (Saint-Maur).

Ci-dessus : Samantha Johnson, qui a signé pour Soyaux cet été. Photo : Wikipédia.

SOYAUX:

Entraineur : Dragan Cvetkovic.

ARRIVEES: Dragan Cvtekovic (entraîneur, TP Mazembe, Congo), Anissa Lahmari (Guingamp), Lisa Martinez (Metz), Zoé Stievenart (Montpellier), Sarah Zahot (Marseille), Laëtitia Philippe (Issy), Mireille Viannelle Tchengang (PSG), Laurine Pinot (Issy), Shana Battouri (Brest), Eden Avital (MS Kyriat Gat, ISR), Samantha Johnson (Melbourne City FC, AUS), Corina Luijks (SS Lazio, ITA).

DEPARTS: Laurent Mortel (entraîneur), Mickaëla Bottega (Nice), Jessy Roux (fin prêt, Orléans), Marine Perea (fin prêt, Bordeaux), Kimberley Cazeau (Brest), Anaïs M’Bassidjé (Marseille), Paige Culver (Bordeaux), Alice Benoît (Sassuolo Femminile, ITA), Henriette Michèle Akaba Edoa (Santa Teresa Dabajoz, ESP), Tamires Souza, Chelsea Surpris (Yzeure), Coralie Austry, Viviane Boudaud (Nice), Nina Stapelfeldt (AC Milan, ITA), Agathe Donnary (Issy).

MONTPELLIER:

Entraineur : Yannick Chandioux.

ARRIVEES: Yannick Chandioux (entraîneur, Dijon), Faustine Robert (Guingamp), Esther Mbakem Niaro (retour prêt, Issy), Johanna Elsig (Turbine Potsdam, ALL), Gabrielle Lambert (Saint-Étienne).

DEPARTS: Elisa De Almeida (PSG), Anouk Dekker (Braga, POR), Cindy Perrault (Guingamp), Léonie Pankratz (HJK Naiset, FIN), Adelina Engman (Växjö DFF, SUE), Zoé Stievenart (Rodez), Marie Petiteau (Saint-Malo, prêt).

SAINT-ETIENNE:

Entraineur : Jérôme Bonnet.

ARRIVEES: Maryne Gignoux (Dijon), Elise Bonet (Dijon), Maud Antoine (Marseille), Emily Burns (Real Club Racing Santander, ESP), Kristen Sakaki (Trinity Western University, CAN).

DEPARTS: Charlotte Gauvin (arrêt), Coralie Digonnet (arrêt), Naweal Ouinekh (arrêt), Gabrielle Lambert (Montpellier), Morgane Martins (Issy), Julie Marichaud (Nice), Joanna Viollaz (Avignon), Pilar Khoury (Nantes), Cheyenne Shorts (Celtic Glasgow, ÉCO).

ISSY:

Entraineur : Camillo Vaz.

ARRIVEES: Océane Daniel (Dijon), Alexis Thornton (Le Havre), Morgane Martins (Saint-Étienne), Adélie Fourré (Marseille), Cosette Morché (OL Reign, USA, prêt), Ally Prisock (Houston Dash, USA, prêt), Agathe Donnary (Soyaux), Manon Labois (Poissy), Assimina Maoulida (Lyon, prêt).

DEPARTS: Laurie Teinturier (Guingamp), Laëtitia Philippe (Soyaux), Esther Mbakem Niaro (fin prêt, Montpellier), Laurine Pinot (Soyaux), Camelia Toumi (Saint-Malo), Solène Froger (Brest), Fanny Pereira (Brest), Clara Cleus Fabregat (Vendenheim), Pauline Moitrel (Lille), Djanae Longo Nsame (Le Mans), Salma Zemzem (Albi), Allison Pantuso (Kuopion Palloseura “KuPS”, FIN), Kayla Mills (fin contrat).

La NWSL : une brève introduction et une revue de début de saison

Catherine Paquette (29/6/21)

Neuf ans. C’est un chiffre important pour le football féminin professionnel aux États-Unis. C’est grand car ce chiffre représente la durée actuelle de la NWSL, the National Women’s Soccer League. Cette durée est trois fois plus longue que les deux autres ligues professionnelles américaines précédentes.

Cela n’est pas arrivé par hasard. La NWSL a été conçue pour être rentable ; très conservatrice elle a été initialement soutenue par les associations nationales de football du Mexique, du Canada et des États-Unis d’Amérique. Ces associations nationales subventionnaient la NWSL avec du financement direct et le salaire des joueuses nationales alloués à la ligue.

Beaucoup de choses ont changé depuis la première saison de la NWSL en 2013. Le Mexique s’est retiré de l’accord et a créé sa propre ligue en 2017. Des huit franchises d’origine, cinq y sont encore. Trois équipes se sont retirées, une a été vendue à un autre marché et six nouvelles franchises ont été créées.

La ligue compte actuellement dix franchises : les Chicago Red Stars, le Houston Dash, Kansas City, NJ/NY Gotham FC, le North Carolina Courage, l’OL Reign, les Portland Thorns, le Racing Louisville FC et le Washington Spirit. Deux autres nouvelles franchises, Angel City FC à Los Angeles et l’équipe NWSL de San Diego devraient rejoindre la ligue en 2022.

La NWSL n’a pas seulement grandi en nombre de franchises mais aussi en visibilité. Au cours de son année inaugurale, les équipes comptaient en moyenne 4270 spectateurs par match. En 2019, lorsque les stades étaient encore autorisés à pleine capacité, ce nombre avait presque doublé. Les Portland Thorns ont accueilli en moyenne 20 098 personnes en 2019, avec un record de 25 218 personnes, soit la capacité de leur stade.

Alors que la première année, la NWSL diffusait presque tous les jeux gratuitement sur YouTube avec une résolution parfois très faible, on peut désormais regarder les matchs sur CBS ou Paramount+ aux États-Unis et sur Twitch à l’international avec une résolution grandement améliorée.

Désormais, il reste encore beaucoup à faire. Le plafond salarial a plus que triplé, passant de 200 000 $ à un plafond actuel de 685 500 $ par équipe, tout comme le salaire minimum des joueuses a augmenté de 6 000 $ à 22 000 $ par an. Alors que ces salaires sont une forte amélioration, la NWSL, comme de nombreuses autres ligues féminines dans le monde, prospère grâce à ses joueuses les moins rémunérées.

Il en va de même pour l’infrastructure actuelle de la NWSL. Les conditions de jeu et d’entraînement ont beaucoup changé pour le mieux. Cependant, encore une fois, comme de nombreuses ligues féminines dans le monde, la NWSL souffre d’un déficit d’infrastructure avec les hommes, incapables de trouver des stades de foot adéquats et abordables.

Actuellement, deux équipes, l’OL Reign et le KC, jouent leurs matchs sur des terrains de baseball temporairement aménagés. Une autre équipe, le Washington Spirit, a un accord qui les voient jouer leurs matchs à domicile dans trois stades différents, situés dans deux États différents ainsi qu’Audi Field à DC.

Ci-dessus : les joueurs de Portland Thorns devant une autre salle comble. Photo: Soccer Stadium Digest

La NWSL a parcouru un long chemin, mais s’efforce toujours de s’améliorer. Cette amélioration est soutenue par les joueuses, la ligue et aussi par les fans. Beaucoup ont été attirés à la ligue en raison du succès de l’équipe nationale féminine des États-Unis et de la Coupe du monde féminine de 2015 qui a eu lieu au Canada.

C’est ce soutien des fans et le désir de la NWSL de devenir la meilleure ligue féminine au monde qui l’année dernière a succédé peut-être au plus grand coup à ce jour de la ligue.

Alors que la plupart des ligues de football féminin du monde ont été durement touchées par la COVID-19, de nombreuses ligues ne revenant pas du tout au jeu, la NWSL a pu organiser une nouvelle compétition et devenir la première ligue en Amérique du Nord à revenir sur les terrains en 2020.

La NWSL Challenge Cup, qui s’est tenue pour la première fois en juin et juillet de l’année dernière, a permis d’enregistrer un nombre record de téléspectateurs et une démonstration fantastique de la qualité du jeu au sein de la seule ligue de football féminin professionnel aux États-Unis. 

La NWSL a suivi ce succès avec une série d’automne en 2020 où ses neuf équipes d’alors ont été séparées en trois groupes et ont joué une série de quatre matchs chacune.

En raison de l’incertitude initiale concernant la fréquentation des stades américains et la poursuite de la pandémie de COVID-19, la NWSL a décidé de commencer sa saison 2021 avec sa deuxième édition de la Challenge Cup. 

Les Portland Thorns, l’un des clubs les plus performants de la ligue depuis la création de la ligue, ont remporté la coupe lors d’une finale disputée contre le NJ/NY Gotham FC.

Ce qui nous amène à la saison 2021 NWSL actuelle. Comme les saisons régulières précédentes, chaque équipe disputera une saison de 24 matchs, avec au moins un match à domicile et un match à l’extérieur contre chaque équipe. La saison a commencé le 15 mai et devrait se terminer le 30 octobre.

Huit équipes participeront aux éliminatoires.  Les deux meilleures équipes sautant les quarts de finale et se qualifiant directement pour les demi-finales. Le match de la finale du championnat de la NWSL est prévu pour le 20 novembre. La NWSL ne fera pas de pause olympique.

Un grand nombre de joueuses importantes se sont jointes à la NWSL cette saison, dont beaucoup de la FAWSL anglaise. Plusieurs internationales américaines qui étaient allées jouer à l’étranger au cours de la saison hivernale 2020-21 ont choisi de revenir et de signer pour des clubs de la NWSL. Il existe également un certain nombre de prêts à court terme, allant de ligues telles que la Division 1 française à la Liga MX mexicaine. 

Ci-dessus: la gardienne de but de Portland Thorns Adrianna “AD” Franch dégage dans le match entre les Thorns et North Carolina Courage Samedi. Photo: Andy Mead/ISI PhotosAndy Mead/ISI Photos

Le début de saison 2021 a vu des résultats attendus et quelques surprises. Samedi dernier était le premier « Super Samedi » de la ligue, où les dix équipes se sont affrontées en cinq matchs. Jusqu’à présent, les équipes avaient joué entre 6 et 8 matchs après la Challenge Cup 2021.

Comme la plupart des saisons précédentes, les Portland Thorns et le North Carolina Courage ont connu des débuts de saison relativement solides. Lorsqu’ils se sont rencontrés le « Super Samedi », le Courage a emporté le match 2-0. La victoire a propulsé la Caroline du Nord au deuxième rang de la ligue, Portland tombant au troisième rang.

Les nouvelles équipes d’expansion de 2021, Kansas City et Racing Louisville, ont connu des difficultés de croissance. KC a reçu la majeure partie de ses joueuses de l’ancienne équipe les Utah Royals tandis que Louisville a dû bâtir en partant de zéro.

Les deux clubs ont moins de sept mois d’existence et essaient toujours de se trouver. Le Racing s’en sort mieux que KC, qui n’a pas encore enregistré une seule victoire en compétition.

Une victoire 3-0 ce week-end de Louisville contre les Chicago Red Stars a montré qu’ils ont la capacité de développer des attaques et marquer des buts. Alors que des questions subsistent sur leur défense, la victoire a placé le Racing au sixième rang de la ligue.

KC pour sa part a subi une autre défaite contre le Washington Spirit. Alors que le KC a marqué tôt, grâce à un magnifique but d’Amy Rodriguez, et semblait pouvoir enregistrer leur première victoire malgré une performance plus dominante de Washington, l’équipe s’est de nouveau effondrée dans le dernier tiers du match. Washington a marqué un but à la 78ème minute et un deuxième dans le temps additionnel. Le KC reste dernier du championnat.

Le Washington Spirit et le Gotham FC ont poursuivi leur remontée en forme, après plusieurs saisons difficiles. Les deux équipes sont composées de joueuses relativement jeunes soutenues par des vétérans chevronnés.

La présaison de Gotham s’est déroulée d’une manière exceptionnelle, avec une apparition en finale de la Challenge Cup. Ce « Super Samedi » dernier, ils ont remporté leur match contre OL Reign. Grâce à un bon jeu stratégique de contre-attaque, ils ont pu battre l’OL Reign sur le score de 3-0.

Le Washington Spirit a également connu un bon début de saison. Avec la contribution de nouvelles joueuses et de jeunes talents recrutés et développés au fil des années, ils ont maintenant une équipe plus disciplinée et plus offensive que les années précédentes. Ils ont également enregistré une victoire le « Super Samedi », décrite ci-dessus. Les Spirit et Gotham occupent actuellement respectivement les quatrième et cinquième places de la ligue.

Le Houston Dash, qui ne s’est jamais qualifié pour les éliminatoires de la NWSL, a connu un début de saison inconsistant. C’est surprenant compte tenu de la forme 2020 de l’équipe qui les a vu gagner la Challenge Cup. Depuis, ils ont peu changé l’équipe.

Cette inconsistance les a vu perdre face aux débutants de la NWSL le Racing Louisville la semaine dernière, mais gagner contre l’Orlando Pride le « Super Samedi ». La victoire 2-1 les a projetés de la neuvième à la septième place de la ligue.

Les Red Stars de Chicago ont également connu un départ inconsistant malgré aussi le peu de changement dans leur équipe. Bien que l’équipe manque quelques joueuses importantes en raison de blessures et qu’ils n’aient jamais pu remplacer Sam Kerr en termes de buteuse, l’équipe a commencé cette saison avec des performances médiocres.

Ci-dessus : Danielle Colaprico des Chicago Red Stars (24) se bat avec Ashley Sanchez du Washington Spirit la saison dernière. Photo : Robin Alam/ISI Photos/Getty Images).

Ce manque a continué durant le « Super Samedi » quand ils ont été battus par Louisville à domicile sur le score de 3-0. Après la défaite, les Red Stars sont tombés à la huitième place dans la NWSL.

L’OL Reign, qui a été acheté en 2019 par l’Olympique Lyonnais fait partie des équipes surprenantes cette saison. Malgré une équipe impressionnante, renforcée par des prêts de l’Olympique Lyonnais ainsi que Karen Bardsley de Manchester City, et un certain nombre de joueuses internationales de classe mondiale déjà dans leur effectif, l’équipe a subi quatre défaites en saison régulière 2021.

L’OL Reign a eu de bonnes performances mais ils ne sont pas à la hauteur de sa qualité. Bien qu’ils semblent passer le ballon avec une créativité et facilité enviable, ils ne sont pas en mesure de mettre le ballon dans les filets de leur adversaire.  L’OL Reign n’a marqué aucun but dans la majorité de leurs matchs de la saison régulière.

De plus, des erreurs commises par plusieurs joueuses dans des positions vulnérables ont eu pour résultat des buts faciles.  L’OL Reign a démontré qu’elles sont vulnérables aux contre-attaques. Cela s’est produit lors de leur défaite le « Super Samedi ». Une erreur majeure de la part de leur gardienne Bouhaddi et deux buts sur la contre-attaque de Gotham FC a eu comme résultat un bilan final de 3-0 pour l’équipe du New Jersey/New York. L’OL Reign occupe actuellement la neuvième place.

Désormais, l’équipe la plus surprenante en 2021 est l’Orlando Pride. La Pride est depuis longtemps une équipe pleine de talent, dont deux des meilleures buteuses de tous les temps : Alex Morgan et Marta. Malgré ces talents, Orlando a toujours été un club sous-performant, à la fois de la part des joueuses individuellement et de la capacité attendue d’une telle équipe.

Cela a changé en 2021. Le Pride était la seule équipe invaincue de la ligue avant le « Super Samedi ».  Il avait remporté quatre matchs et fait trois nuls. Individuellement ses joueuses retrouvent enfin la forme, y compris leurs superstars Morgan et Marta.

Malgré une défaite 2-1 lors du « Super Samedi » contre le Houston Dash, la Pride mène toujours la NWSL et reste à la première place.

La NWSL n’a pas d’horaire régulier et planifie souvent des matchs le week-end et en milieu de semaine.  La ligue reprend les matches le vendredi 2 juillet. Des matchs auront également lieu les 3 et 4 juillet. Les matchs sont gratuits à regarder sur Twitch pour ceux hors des États-Unis. Le calendrier complet et les liens de visualisations des matchs sont disponibles sur nwslsoccer.com.





LE “LYON” N’EST PAS MORT, MAIS IL N’EST PLUS LE ROI

Jean-Pierre Thiesset résume la finale de D1 Arkema entre l’Olympique Lyonnais et Paris Saint Germain (1/6/21).

L’Olympique Lyonnais n’a pas pu faire mieux qu’un nul 0-0 à la maison contre le Paris Saint Germain dans la finale du championnat de D1 Arkema. Ce n’était pas un grand match, légèrement dominé par Lyon dans le jeu mais avec plus de vraies opportunités de marquer pour le PSG. Ça a été un match très dur avec beaucoup de contacts bien que ce fut un match plutôt fairplay.

Paris SG est maintenant à un match de célébrer leur premier titre en D1 Arkema. Lyon aura probablement une saison sans aucun titre que ce soit en championnat français ou en Ligue des Championnes.

D1 Arkema

Jean-Pierre Thiesset résume la 21ème journée de D1 Arkema (25/5/21).

Ci-dessus: Signy Bruun – buteur de deux buts dans une victoire confortable pour le PSG pour le maintenir en tête de la D1 Arkema. Photo: Agence LTA

Le Havre a gagné 1-0 à la maison contre Paris FC. But pour Le Havre de Francisca Alejandra Lara Lara (34). Dans un match où rien ne pouvait plus modifier le classement final, Le Havre a montré qu’il aurait peut-être faire un peu mieux que dernier cette année.

Dijon, à la maison, a gagné 2-1 contre Guingamp. Buts pour Dijon de Léa Khelifi (6 et 11) et but pour Guingamp de Sarah Cambot (16).

Montpellier a gagné 2-1 à la maison contre Soyaux. But pour Montpellier de Elisa De Almeida (52 et 55) et but pour Soyaux de Laura Bourgouin (63). Avec cette Victoire, Montpellier reprend la 5ème place du classement, mais ils sont seulement 2 points devant Guingamp et leur place n’est pas encore sécurisée.

Fleury a gagné à la maison contre Issy 3-1. Buts pour Fleury de Léa Le Garrec (14), Dominika Grabowska (74) et Julie Piga (86) et but pour Issy de Batcheba Louis (50). Avec cette défaite, Issy ne pourra plus finir mieux qu’à la 11ème place.

Le Paris Saint Germain a gagné 4-0 à l’extérieur contre Reims. Buts pour Paris SG de Signe Bruun (19 et 44), Sandy Baltimore (43) et Perle Moroni (90+5 penalty). Match très sérieux de Paris SG qui n’a jamais laissé aucune chance à Reims.

L’Olympique Lyonnais a gagné à l’extérieur contre Bordeaux 1-0. But pour Lyon de Eugénie Le Sommer (9). Une autre Victoire difficile pour Lyon qui peut toujours espérer finir premier s’ils battent Paris SG le 30 mai.

Le classement de D1 ARKEMA est maintenant le suivant :

A DEUX JOURNEES DE LA FIN DU CHAMPIONNAT, STATUQUO EN TETE DE LA D1 ARKEMA

Jean-Pierre Thiesset résumela 20ème journée de D1 Arkema (11/5/21).

Soyaux a gagné 1-0 à domicile contre Fleury. But pour Soyaux de Henriette Akaba (90). Avec cette victoire, Soyaux se donne une chance de se sauver de la descente ; Ils ont maintenant 4 points d’avance sur Issy à la 11ème place.

Guingamp, chez eux, n’ont pas pu faire mieux que 0-0 contre Reims.

Bordeaux a gagné 1-0 à l’extérieur contre Montpellier. But pour Bordeaux de Khadija Shaw (76). Avec cette victoire, Bordeaux est maintenant certain de terminer 3ème et de jouer la ligue des championnes l’année prochaine pour la première fois de leur histoire.

Ci-dessus: l’international jamaïcain Khadija Shaw a marqué le but qui a assuré une toute première qualification pour la Ligue des champions féminine de l’UEFA. Photo: Daniel Vaquero / SIPA

Le Paris FC a gagné à l’extérieur contre Dijon 1-0. But pour le Paris FC de Clara Matéo (57). Le Paris FC terminera 4ème du championnat quel que soit ses résultats dans les 2 derniers matches.

Le Paris Saint Germain a gagné 2-0 à l’extérieur contre Le Havre sans réaliser un grand match. Buts pour le Paris SG de Nadia Nadim (6) et Marie-Antoinette Katoto (80). Avec leur défaite, Le Havre ne peut plus espérer terminer mieux que 11ème. Après son élimination par Barcelone en ligue des championnes, le Paris SG s’était relancé en D1 par une victoire à l’extérieur contre le Paris FC 3-2 malgré l’absence de Kadiaditou Diani. Malheureusement après son but Katoto est sortie sur blessure et Paris SG va peut-être devoir se passer de sa buteuse lors du match contre Lyon du 30 Mai.

L’Olympique Lyonnais a gagné à l’extérieur à Issy 4-0. Buts pour Lyon de Amel Majri (10 sur penalty), Catarina Macario (32 et 42) et Eugénie Le Sommer (56). Sans réaliser le meilleur match de leur saison, Lyon a joué très sérieusement et n’a jamais été en danger. Après le remplacement de Jean-Luc Vasseur par Sonia Bompastor comme entraineure il y a 2 semaines, il semble que Lyon soit repartit sur de très bonnes prestations ; 5-1 contre Le Havre le 30 avril et 4-0 contre Issy au dernier match.

Le classement de D1 ARKEMA est maintenant le suivant :

PARIS SG ARRETE LA SUPREMATIE DE L’OLYMPIQUE LYONNAIS EN LIGUE DES CHAMPIONNES FEMININE

Jean-Pierre Thiesset résumele quart de finale retour de la ligue des championnes féminine de l’UEFA de l’Olympique Lyonnais contre le PSG (20/4/21).

Paris St Germain a gagné 2-1 à l’extérieur contre Lyon, et se qualifie pour la demi-finale de UWCL contre Barcelone. Malheureusement pour les supporters de Lyon et comme je l’avais anticipé, Lyon n’a pas su élever son niveau de jeu. Même si Lyon a marqué rapidement, les joueuses du Paris SG ont été plus efficace avec 13 tirs (4 cadrés) tandis que Lyon n’a tiré que 5 fois seulement (3 cadrés). Les joueuses du Paris SG ont aussi été plus efficace au niveau des passes avec 70% de passes réussies contre 61% pour Lyon.

But pour Lyon de Catarina Macario (4) et buts pour le Paris SG de Grace Geyoro (24) et Wendie Renard (61 contre son camp).

Est-ce la fin de l’ère Lyonnaise ? Le prochain match contre le Paris SG, qui se jouera à Lyon le 29 mai pour la finale du championnat de D1 Arkema nous le dira.

UNE VICTOIRE, UNE DEFAITE, ET TOUJOURS DES QUESTIONS SUR LE NIVEAU REEL DE L’EQUIPE DE FRANCE !

Jean-Pierre Thiesset résume les deux matchs amicaux de l’équipe de France contre l’Angleterre et les USA.

France – Angleterre le 9 avril 2021 (3-1) :

Pour la première fois depuis des années, l’unique joueuse de l’Olympique Lyonnais sur le terrain, Nikita Parris, n’était pas dans l’équipe de France mais dans celle de l’Angleterre. En fait, uniquement Eugénie Le Sommer était sélectionnée dans l’équipe de France mais elle n’a pas joué ce match. A cause du Covid19 à Lyon, la sélectionneure Française Corinne Diacre a du change de façon importante son équipe habituelle et mettre pas moins de 5 joueuses du Paris Saint Germain pour démarrer le match : Perle Moroni, Kadidiatou Diani, Grace Geyoro, Sandy Baltimore and Marie-Antoinette Katoto. L’équipe de France, qui jouait en 4-4-2, a beaucoup laissé le ballon à l’équipe d’Angleterre (62% de possession) et a utilisé la technique et la vitesse de ses milieues de terrain et attaquantes pour essayer d’aller rapidement vers les buts de l’Angleterre à chaque fois qu’elle a eu le ballon. Il y a eu Presque le même nombre de tirs (17 pour la France et 18 pour l’Angleterre) avec 8 tirs cadrés pour la France et seulement 6 tirs cadrés pour l’Angleterre. A la fin, la France a gagné 3-1 en partie dû aux talents de ses attaquantes, avec une mention spéciale à Sandy Baltimore, et a un extraordinaire match de sa gardienne Pauline Peyraud-Magnin. Les buts pour la France sont de Sandy Baltimore (32), Viviane Asseyi (63 penalty), et Marie-Antoinette Katoto (82). Le but pour l’Angleterre est de Fran Kirby (79 penalty). Si le penalty pour l’Angleterre ne souffre aucune discussion car la faute de Marion Torrent est évidente, le penalty pour la France a été discuté. Mon opinion personnelle est qu’il y a penalty ; quand on revoit les images, on peut voir que quand Daly entre en collision avec De Almeida, le ballon n’est plus là donc Daly ne peut pas argumenter qu’elle jouait le ballon, elle était simplement en retard.

En résumé, sans les joueuses de l’Olympique Lyonnais, l’équipe de France a eu beaucoup de problèmes en défense où Wendie Renard et Griedge Mbock Bathy ont énormément manqué au milieu de la défense. Toutefois l’équipe de France a produit plutôt un bon match au milieu et devant. Si on ajoute ces deux joueuses manquantes derrière et Delphine Cascarino, Amel Majri, Eugénie Le Sommer, Selma Bacha, Melvine Malard, et Sakina Karchaoui à cette équipe, la France pourrait avoir une équipe impressionnante pour le championnat d’Europe.

France – USA le 13 avril 2021 (0-2) :

Photo: ESPN.

Seulement 2 joueuses de Paris Saint Germain (Grace Geyoro et Marie-Antoinette Katoto) et 1 de l’Olympique Lyonnais (Eugénie Le Sommer) au début du match et une outrageuse domination de l’équipe des USA pendant la première mi-temps. Sans une nouvelle prestation de très haut niveau de la gardienne Pauline Peyraud-Magnin, l’équipe de France aurait probablement été plus de 2 buts derrière les USA à la fin de la première mi-temps. Avec l’entrée de Sandy Baltimore, du Paris Saint Germain, en deuxième mi-temps, nous avons vu un peu plus de ballons devant les buts des USA mais Sandy seule n’a pas été capable de réellement changer la finalité de ce match. En deuxième mi-temps, les USA ont contrôlé le match et sécurisé leur jeu  en conservant le ballon au milieu sans essayer de marquer plus de buts, heureusement pour l’équipe de France.

Les buts pour les USA sont de Megan Rapinoe (5 penalty) et Alexandra Morgan Carrasco (19).

Devrait-on être inquiet au sujet du réel niveau de l’équipe de France ? Je pense que le résultat de l’Angleterre qui a perdu contre le Canada rend la Victoire de l’équipe de France le 9 avril moins impressionnante et que nous savons maintenant que sans les principales joueuses du Paris Saint Germain et de l’Olympique Lyonnais l’équipe est loin du niveau des autres équipes. Il ne reste plus qu’à espérer que les joueuses de ces deux grandes équipes en France seront toutes disponibles et en parfaite forme pour le championnat d’Europe.

D1 Arkema: 16ème et 17ème journées

Jean-Pierre Thiesset résume les 16ème et 17ème journées du championnat de France de football féminin de la D1 Arkema (6/4/21).

Journée 16 :

Irene Paredes, Paris St-Germain.

Le match entre Issy et Paris FC a été annulé à cause du Covid19.

Reims a gagné 2-1 à la maison contre Le Havre. Les buts sont de Sonia Ouchène (33) et Melissa Herrera (74) pour Reims ; Le but pour Le Havre est de Ashley Clark (41).

Bordeaux a gagné à l’extérieur 2-1 contre Fleury. Les buts sont de Inès Jaurena (12) et Ghoutia Karchouni (19) pour Bordeaux ; Le but pour Fleury est de Dominika Grabowska (68 pénalty).

Soyaux et Guingamp n’ont pas été capable de marquer et terminèrent 0-0 à Soyaux.

Paris St Germain a gagné à l’extérieur contre Montpellier 3-0. Les buts sont de Nadia Nadim (24) et Irene Paredes (60 et 65).

L’Olympique Lyonnais a gagné à l’extérieur contre Dijon 3-0. Les buts sont de Saki Kumagai (24), Catarina Macario (55) et Melvine Malard (79). Premier but en D1 Arkema pour Macario.

Dans la bataille entre le Paris SG et Lyon pour le titre en D1 Arkema, les deux ont gagné 3-0 à l’extérieur et le Paris SG a toujours 1 point d’avance sur Lyon.

Journée 17 :

Melissa Herrera, Reims.

Paris FCFleury et GuingampOlympique Lyonnais ont été annulés à cause de cas de Covid19 au Paris FC et à Lyon.

Bordeaux a consolidé sa 3ème place au classement en gagnat à la maison contre Issy 1-0. Le but est de Katja Snoeijs (12).

Dijon continue à sécuriser sa place au milieu du classement en gagnant 2-0 à l’extérieur contre Le Havre qui est définitivement le dernier du classement. Les buts pour Dijon sont de Sh’Nia Gordon (18) et Solène Barbance (20).

Reims a gagné à l’extérieur contre Montpellier 4-0. Les buts pour Reims sont de Melissa Herrera (4 et 30), Kessya Busy (63) et Sonia Ouchène (67). Montpellier continue de perdre malgré une équipe de bonnes joueuses et ont définitivement perdu toutes chances de revenir à la 3ème place du classement.

Paris St Germain a gagné à la maison contre Soyaux 7-0. Les buts sont de Marie-Antoinette Katoto (10, 61 et 74), Paulina Dudek (40), Formiga (45+1), Grace Geroyo (63) et Kadidiatou Diani (66). Ce fut un match impressionnant du Paris SG qui ne laissa aucune chance à Soyaux de marquer un but. Marie-Antoinette Katoto, avec son triplé, est maintenant meilleure buteuse de D1 Arkema.

Le classement de D1 ARKEMA est maintenant le suivant :

HOLD-UP OU MIRACLE POUR L’OLYMPIQUE LYONNAIS

Jean-Pierre Thiesset nous donne son compte rendu du match aller du quart de finale de La Ligue des Championnes Féminine de l’UEFA, Paris SG contre Olympique Lyonnais (26/3/21).

Au Dessus: Environ 20 supporters des OL ANG’ELLES étaient au Groupama OL Training Center pour encourager l’équipe des féminines de l’Olympique Lyonnais le 12 mars 2021. Photo : Jean-Pierre Thiesset

Lyon a gagné à l’extérieur 1-0 contre le Paris SG. En tant que supporter de l’OL, c’est difficile pour moi de le dire mais Paris SG méritait de gagner ce match surtout au vu de la première mi-temps où ils auraient pu marquer plusieurs fois et pendant laquelle les milieues de terrain de Lyon n’ont pas su garder le ballon et mettre leurs attaquantes en position d’apporter du danger devant les buts du Paris SG.

But pour Lyon par Wendie Renard (86) sur pénalty, même pas provoqué par une joueuse de Lyon.

Rien n’est fait et le match retour à Lyon le mercredi 31 mars sera intéressant à regarder. Même avec 1 but à l’extérieur, Lyon va devoir hausser son jeu pour passer ce tour.

Interview Exclusive de Katriina Talaslahti, Olympique Lyonnais (OL)

Réalisée par Jean-Pierre Thiesset le 22 février 2021

Katriina Talaslahti est née le 21 septembre 2000 à Espoo, Finlande et est la troisième de 3 sœurs. Elle est Finlandaise et commence dans un petit club près de chez elle à 5 ans en suivant sa sœur la plus âgée sur le terrain. Elle commence comme attaquante et marque des buts mais elle préfère rapidement essayer d’empêcher les opposantes de marquer et devient gardienne à l’âge de 6 ans. Après avoir joué pour le FC Honka et Leppävaaran Pallo en Finlande, elle déménage en Allemagne en 2014 à 13 ans près de Munich au FC Nürnberg où elle joue avec sa sœur Pauliina Talaslahti. Elle intègre le Bayern de Munich une année plus tard et reste avec eux pendant 4 ans jusqu’à ce que l’Olympique Lyonnais la contacte et lui propose un contrat de 3 ans en juillet 2019.

 
Ci-dessus : Katriina Talaslahti à la fin d’une séance d’entraînement à l’OL le 22 août 2019 Photo : Jean-Pierre Thiesset

Katriina a fait plusieurs apparitions avec les équipes de jeunes de Finlande. Elle a joué 1 fois pour l’équipe de Finlande U17 en 2016-2017 et 4 fois pour l’équipe de Finlande U19 en 2018-2019. Pendant qu’elle vivait en Allemagne, Katriina a joué plusieurs années pour l’équipe régionale du Bayern, desquelles les matchs du Bayern contre l’équipe nationale Tchèque sont particulièrement remarquables. Katriina a aussi gagné le championnat de deuxième division Allemande (Bundesliga) avec le Bayern de Munich en 2019 et le championnat U17 Allemand (Bundlesliga) en 2017, toujours avec le Bayern de Munich. Katriina a été élue la meilleure gardienne des régions du sud de l’Allemagne en 2015. Il est aussi bon de mentionner que l’équipe nationale de Finlande vient de se qualifier pour l’Euro féminin de 2022 en Angleterre.

Pas beaucoup de gens le savent mais Katriina a déjà joué contre le Paris SG et Liverpool. C’était en août 2018 avec le Bayern de Munich au « Toulouse Ladies Cup » contre le Paris SG et lors d’un match d’entraînement contre Liverpool. Elle était aussi dans l’équipe du Bayern de Munich pour un match de « Women UEFA Champions League » en septembre 2018.

Katriina parle plusieurs langues. Elle parle le finlandais, sa langue natale, bien qu’elle m’ait dit qu’elle préférait parler anglais pendant notre interview car elle était plus confiante pour trouver les bons mots en anglais ayant quitté la Finlande il y a presque 8 ans. Elle parle aussi couramment allemand et apprend le français en ce moment. Elle a fait une grande partie de ses études en Allemagne à « English International IB School » (école internationale anglaise) quand elle était jeune et a été diplômé là-bas. En ce moment, elle continue ses études en Business Management à l’université par des cours par correspondance.

Interview :

Jean-Pierre Thiesset : Qui/quoi t’a inspiré pour devenir une joueuse de football ?

Katriina Talaslahti : Mes deux sœurs aînées jouaient au football et je n’ai jamais considéré pratiquer un autre sport que le football. Je suis née dans une famille sportive ; Ma mère a joué au Volleyball quand elle était jeune et mon père était un très bon joueur de Squash.

JPT : Qui sont tes joueuses préférées (Françaises et étrangères) ?

KT : Je n’ai pas vraiment de joueuses préférées, parce qu’il y a beaucoup trop de joueuses qui deviennent de plus en plus performantes, et il est difficile de juste focaliser sur une seule. J’apprécie vraiment toutes les joueuses car elles ont toutes une petite chose de mieux que les autres.

JPT : Qui est ta ou ton modèle si tu en as une ou un ?

KT : Je n’ai pas de modèle féminin. J’ai juste Manuel Neuer du côté masculin principalement parce que j’ai joué au Bayern de Munich comme lui.

JPT : Quel est ton plus grand défi sur le terrain ?

KT : Sur le terrain, mon plus grand challenge est de m’améliorer en tant que joueuse et de toujours gagner des titres. Ce n’est pas seulement pour moi mais pour l’équipe ; le challenge pour moi est de rendre l’équipe meilleure et d’apporter mes qualités à l’équipe pour essayer de l’aider à gagner des titres. Evidemment, je pense que c’est un grand moment quand on gagne la Coupe de France ou la Ligue des Championnes UEFA Féminine en tant qu’équipe.

JPT : Quel est ton plus grand défi hors du terrain ?

KT : En dehors du terrain, peut-être, conserver correctement l’environnement dans lequel nous vivons. Je suis très calme et j’aime aider les autres. A Lyon nous avons tant d’étrangères qui sont loin de leur familles et amis que nous avons besoin de nous réconforter l’une l’autre quand l’une d’entre nous est un peu déprimée. C’est très important de conserver l’amitié et la famille proche.

 
Ci-dessus : Katriina Talaslahti dans une scéance d’entraînement à l’OL le 19 septembre 2019 Photo : Jean-Pierre Thiesset

JPT : Qui sont tes coéquipières avec qui tu es la plus proche ?

KT : Jessica Silva, Janice Cayman et Nikita Parris. Nous avons l’habitude d’être beaucoup ensemble ; Nous sortons pour prendre un café entre “étrangères” parce que nous devons être très proches les unes des autres. Par exemple, Jess et moi sommes arrivées à Lyon en même temps, donc nous sommes devenues très proches, vous voyez. Je pense que je m’entends bien avec tout le monde, mais ces personnes sont les plus proches de moi.

JPT : Qu’est que tu aimes faire quand tu n’es pas sur le terrain ?

KT : J’aime être avec des gens. La plupart du temps on sort pour boire un café (rires). On aime bien aussi aller au parc. Quelquefois, quand je suis seule, je regarde Netflix mais ce n’est pas tous les jours car je n’aime pas vraiment être seule chez moi. J’aime beaucoup explorer et marcher au hasard pour découvrir des choses. Et évidemment, j’aime bien appeler ma famille et mes amies pour prendre de leurs nouvelles. En tant que personne, si je suis occupée, je me sens plus heureuse. J’aimerais aller à New York, spécialement depuis que ma sœur la plus âgée vit dans le New Jersey, mais en ce moment c’est difficile et je vais devoir attendre (rires).

JPT : Tu ne joues pas aux jeux vidéo ?

KT : Les jeux vidéo, Non (rires).

JPT : Quel est ton animal préféré ?

KT : J’adore les Pandas ; Ils sont si mignons. Je ne suis pas réellement une adoratrice des chats et des chiens, et je ne sais pas vraiment pourquoi. Actuellement, ma cousine a deux chats, ils sont adorables et je les aime bien mais de là à en avoir un moi-même, non. J’aime bien tous les animaux en fait. J’adore les girafes aussi parce qu’elles sont amusantes ; Elles sont si grandes (rires).

JPT : Quels plats préfères-tu ?

KT : J’aime le saumon avec des pommes de terre écrasées et avec des légumes comme des Brocolis. J’aime aussi le « Finnish dark bread » (Pain noir Finlandais) et puis le café.

JPT : Et au sujet des spécialités Lyonnaises ?

KT : J’aime la cuisine française en général mais il y a tellement de noms différents que je ne peux pas en citer un en particulier (rires). J’aime la cuisine française même si quelquefois je ne sais pas exactement ce que je mange.

JPT : Quel genre de musique aimes-tu ?

KT : J’aime la musique Pop, vous savez, ce qui passe à la radio, et quelquefois du Rap. Je n’aime pas vraiment le Rock qui est un peu trop dur pour moi.

JPT : Qu’est ce qui fait que l’OL est un grand club où jouer ?

KT : Quand Lyon m’a contactée en 2019, je me suis dit, WHAOU, je pense que j’ai dû vraiment faire du bon travail jusqu’à maintenant pour qu’un club tel que Lyon me propose un contrat et j’ai signé. C’est simplement un incroyable environnement pour s’entraîner, et je suis une joueuse tellement jeune comparée aux autres joueuses (rires). Je suis jeune, et pour moi en tant que jeune joueuse, c’est un environnement important pour m’améliorer comme joueuse. 

JPT : J’espère que vas jouer plus, et je pense que toi aussi ?

KT : Pour être honnête, c’est une situation très difficile parce qu’il y a beaucoup de stars et que c’est très compliqué pour moi de jouer mais c’est une situation à laquelle je dois m’adapter, et j’espère moi aussi que j’aurais plus de temps de jeu. J’ai encore une longue carrière devant moi et je sais que je me dois d’être patiente.  C’est mon but d’être la numéro une, je ne suis pas satisfaite d’être deuxième ou troisième gardienne, je veux jouer bien entendu, et je pense que ce temps-là viendra pour moi, j’en suis certaine à cent pour cent.

 
Ci-dessus : Katriina Talaslahti dans une séance d’entraînement à l’OL le 18 octobre 2019 Photo : Jean-Pierre Thiesset

JPT : Quelle est ta principale qualité ?

KT : Sur le terrain, je dirais que j’ai de bons pieds pour mon âge, et je suis très confiante. Même si je suis entourée de joueuses professionnelles, je peux m’adapter très rapidement à différentes situations. Mais j’ai encore besoin de m’améliorer et c’est pourquoi j’aime vraiment l’entraînement (rires). En dehors du terrain, je suis très amicale, mais j’ai aussi mes limites. Quand j’ai à faire quelque chose, je le fais sans délai ; C’est probablement dû à mon passage en Allemagne, et mon amie Nikita me dis que je fais les choses à la façon allemande et que je suis stricte. Je dirais que je ne suis pas stricte mais que je suis à l’heure (rires). Je suis aussi très flexible et c’est probablement pourquoi je peux m’adapter facilement.

JPT : Qu’est-ce que tu aurais besoin d’améliorer dans ton jeu ?

KT : C’est difficile de se juger soi-même et je pense que ce serait plus facile pour quelqu’un de l’extérieur, mais je pense que j’ai besoin d’améliorer ma concentration pendant le match. Je pense que cela viendra avec plus d’années d’expérience et comme j’ai l’habitude de dire, peu importe l’âge que vous avez, vous pouvez toujours vous améliorer. On a besoin d’avoir une bonne mentalité pour croire que l’on peut vraiment s’améliorer et être meilleure.

JPT : Est-ce qu’il y a un message que tu voudrais faire passer à tes fans ?

KT : Merci beaucoup pour votre support. Entendre vos chants manque énormément aux joueuses. Pour être honnête, quand vous chantez pour nous, ça signifie beaucoup et ça nous donne plus de forces. Surtout pour le football féminin, nous aimerions encore augmenter le niveau de supportrices et supporters pour atteindre celui du football masculin. J’ai beaucoup d’amis masculins et parfois ils me dissent, « On va voir du football féminin parce que les joueuses sont jolies ». Mais je pense que le football féminin devient vraiment meilleur et que les gens sont de plus en plus intéressés par la façon dont nous jouons. Vous, les fans de Lyon, vous venez aux matches et vous chantez pour nous et c’est une grande aide pour nous pour être motivé et je veux vraiment vous remercier pour ça.

Victoire Très Convainquante pour le Paris SG avant leur Match Contre Lyon dans la « Finale » de D1 Arkema

Jean-Pierre Thiesset nous donne son compte-rendu du dernier 8ème de finale aller de la Ligue des Championnes Féminine UEFA, Paris Saint Germain et Sparta Prague et du match retour de l’Olympique Lyonnais à Brondby (11/3/21).

Paris SG – Sparta Prague du 9 mars 2021 :

Ce match devait avoir lieu la semaine dernière à Prague mais a été reporté à cause du Covid19 et l’ordre des matches a été inversé. Le match retour aura lieu le 17 mars à Prague.

Paris SG a gagné 5-0 à la maison contre le Sparta Prague. Un match largement dominé par le Paris SG qui n’a jamais été mis en difficulté pendant ce match. Ils ont joué très sérieusement et calmement avec beaucoup d’opportunités de marquer dans le jeu. Marie-Antoinette Katoto et Sandy Baltimore ont toutes les deux réalisées un grand match. Marie-Antoinette a marqué 2 buts et fait 1 passe décisive alors qu’elle n’a joué que 61 minutes. Sandy a fait 3 passes décisives en 71 minutes sur le terrain.

Les buts pour le Paris SG sont de Marie-Antoinette Katoto (29 et 36) les deux de la tête sur un centre au second Poteau de Sandy Baltimore de la droite (le premier du pied droit et le second du pied gauche), Ramona Bachmann (56), Ashley Elizabeth Lawrence (66) sur un coup franc de Sandy Baltimore sur la gauche, et Luana (81).

Brondby – Olympique Lyonnais du 10 mars 2021 :

Ci-dessus: l’Olympique Lyonnais affronte Brondby à Copenhague. Photo: @OLFeminin

Après un match loin d’être convainquant au match aller, Lyon a montré un autre visage et a su gagner 3-1 contre Brondby à l’extérieur (5-1 cumulé). Même si Brondby ont marqué les premiers sur un contre sur lequel Selma Bacha s’est blessée (entorse à la cheville gauche), Lyon a dominé le match et n’a jamais été vraiment en danger pendant ce match. Pour son premier match entier en UEFA Ligue des Championnes avec Lyon, Damaris Egurrola réalisa un grand match très prometteur pour sa carrière avec Lyon. Ce fut beaucoup moins convainquant pour Catarina Macario, qui a joué la deuxième mi-temps mais qui a encore besoin de progresser pour s’adapter au niveau de ses coéquipières et des matches de Ligue des Championnes.

But pour Brondby par Nanna Christiansen (11). Buts pour Lyon de Nikita Parris (32) sur un centre de Sakina Karchaoui du côté gauche, Melvine Malard (42), et Wendie Renard (50) sur un pénalty provoqué par Amel Majri.

Paris SG a réalisé un match très convainquant pour préparer la “finale” du championnat de D1 Arkema contre Lyon qui se jouera au Groupama Stadium à Lyon samedi 13 mars à 21h00. De plus, ils vont avoir un jour de plus de récupération. Toutefois Lyon a montré un bien meilleur jeu qu’au match aller tout en préservant plusieurs de ces joueuses comme Ellie Carpenter et Eugénie Le Sommer, qui n’ont pas du tout joué, Delphine Cascarino qui n’a joué qu’une mi-temps et Amandine Henry qui n’a joué que 15 minutes. Cette « finale » va être très intéressante.

Les champions en titre ont battu Brondby mais pas de manière convaincante

Jean-Pierre Thiesset nous donne son compte-rendu du 8ème de finale de la Ligue des Championnes Féminine UEFA, Olympique Lyonnais contre Brondby (5/3/21).

Via: Jean-Pierre Thiesset

Environ 20 supporters du groupe des OL ANG’ELLES étaient à l’entrée du Groupama Stadium pour supporter l’Olympique Lyonnais féminin alors que le match était à huis clos.

Lyon à la maison, Groupama Stadium, a gagné 2-0 contre Brondby. Un score plus large était attendu mais Brondby, bien que largement dominé (presque 75% pour Lyon), fut capable d’embêter Lyon qui n’a pas été réellement efficace (23 tirs et seulement 2 buts). Dans les premières minutes (6), Brondby a presque marqué par Nanna Christiansen (Danoise) sur un coup franc des 20 mètres en plein centre du terrain qui termina sa course sur la transversale alors que Sarah Bouhaddi, la gardienne de Lyon, était battue.

Les buts pour Lyon ont été marqués par Nikita Parris (30) d’une tête au premier Poteau sur un centre d’Amel Majri de la droite et Melvine Malard (92) sur un centre de Janice Cayman de la droite.

Donc, le travail n’est pas complètement terminé, et un grand match de Lyon à Brondby sera encore nécessaire pour assurer la qualification pour le prochain tour.

Si les attaquantes de Lyon n’ont pas su marquer plus, on se doit de pointer le grand match des latérales gauches et droites de Lyon : Sakina Karchaoui, qui a joué 60 minutes comme milieu gauche et 30 minutes comme latérale gauche après que Selma Bacha a été remplacée ; Selma Bacha, qui a joué 73 ballons en seulement 60 minutes sur le terrain ; et Ellie Carpenter comme latérale droite, qui a été élue joueuse du match. J’aimerais aussi faire ressortir le bon match de Catarina Macario pour ces premières 60 minutes dans un match de Ligue des Championnes. Il faut aussi noter que l’on a vu un retour encourageant d’Eugénie Le Sommer lors des 30 dernières minutes du match.

Résume la 15ème journée du championnat de football féminin français, D1 Arkema (1/3/21).

Kadidiatou Diani

Paris St. Germain a gagné à la maison contre Issy. Le PSG est toujours leader du championnat, 1 point devant Lyon. Les buts ont été marqués par Luana (12), Kadidiatou Diani (85, 87), et Marie-Antoinette Katoto (89). Issy garda le suspense pendant la plus grande partie du match même si le PSG l’a dominé, mais le PSG a marqué 3 buts en 4 minutes à la fin.

L’Olympique Lyonnais a gagné à l’extérieur 2-0 contre Soyaux. Les buts ont été marqués par Saki Kumagai (27) et Dzsenifer Marozsan (87 pénalty) ; le pénalty a été provoqué par Sakina Karchaoui entrée à la 58ème minute. Une fois de plus, ça n’a pas été un match facile pour Lyon qui a dominé le match mais n’a pas été capable de marquer malgré de nombreuses occasions ; Soyaux a même été proche de marquer à la 64ème minute sur un contre.

Bordeaux a gagné chez eux contre Dijon 6-0. Bordeaux a largement dominé le match et ont muselé Dijon en marquant rapidement 2 buts (6 and 7). Les buts ont été marqués par Maëlle Garbino (6, 7 et 25), Khadija Shaw (62 et 72), et Claire Lavogez (80). Avec cette Victoire, Bordeaux sécurise sa troisième place en ayant maintenant 8 points d’avance sur Montpellier et avec un match en retard.

Montpellier à la maison contre Dijon n’a pas su faire mieux qu’un nul 1-1. Les buts ont été marqués pour Dijon par Shnia Demetrice Gordan (45) et pour Montpellier par Mary Fowler (66). En perdant 2 points chez eux, Montpellier permet à Bordeaux d’avoir maintenant 8 points d’avance sur eux. Je pense que la troisième place est définitivement perdue pour Montpellier même s’il reste encore 7 matches à jouer.

La surprise de cette journée est venue de Reims qui a gagné à l’extérieur contre Fleury (2-1) arrêtant une série de 3 matches perdus. Les buts ont été marqués pour Fleury par Cecilie Sandvej (24) et pour Reims par Melissa Gomes (44) et Kessya Busy (58).

Paris FC et Guingamp n’ont pas été capable de marquer et ont finis sur un nul 0-0.

Le classement de la D1 ARKEMA est maintenant le suivant :

FRANCE – SUISSE : 2 MATCHES AMICAUX SANS GRAND INTERET

Jean-Pierre Thiesset résume les 2 matches amicaux de l’équipe de France contre la Suisse.

Match du 20 février 2021 :

Pour ce match, Corinne Diacre, sélectionneuse de l’équipe de France, a essayé plusieurs nouvelles choses. Une composition en 3-4-3 ou en 5-2-3 selon que l’équipe attaquait ou défendait, avec plusieurs jeunes joueuses dans l’équipe. Il faut dire aussi que vu les absentes, il ne restait plus beaucoup de choix à la sélectionneuse. 5 joueuses majeures n’étaient pas disponibles : Eugénie Le Sommer à cause du Covid, Griedge Mbock, Amandine Henry, Marie-Antoinette Katoto et Valérie Gauvin à cause de blessure.

Ça n’a pas été un grand match mais la France a gagné 2-0 en jouant sérieusement. Les buts ont été marqués par Wendie Renard (12) suite à un coup franc d’Amel Majri et Perle Moroni, qui venait de rentrer, (81) sur un centre d’Eve Périsset rentrée 5 minutes plus tôt (76).

Match du 23 février 2021 :

Deuxième matche, de retour à une composition plus Classique en 4-4-2 avec plusieurs jeunes joueuses, mais encore un match pas très excitant. La France a gagné de nouveau 2-0  avec 2 buts de Wendie Renard, défenseure centrale. Ce n’est pas très rassurant pour l’équipe qui semble ne pas être en mesure de marquer dans le jeu sans coup franc et penalty et avec l’une de ses défenseures. Les buts ont été marqués par Wendie Renard (77) suite à un coup franc d’Eve Perisset et (90) sur pénalty.

Interview Exclusive de Selma Bacha, Olympique Lyonnais

Réalisée par Jean-Pierre Thiesset (22/2/21).

Présentation de Selma Bacha et de son parcours :

Selma Bacha est née le 9 novembre 2000 à Lyon. Elle est française d’origine algérienne et tunisienne. Après ces débuts précoces au FC Gerland à 5 ans après avoir suivi son grand frère à l’entraînement, Selma Bacha joue en amateur de 2008 à 2009 au FC Gerland puis rejoint l’OL. Grand espoir du football féminin français, la jeune latérale gauche signe son premier contrat professionnel à l’OL lors de la saison 2017-2018 le 01 juillet 2017, à l’âge de 16 ans.

Selma compte 9 sélections avec l’équipe de France des U16 en 2016 (avec 2 buts marqués), 13 sélections avec l’équipe de France des U17 entre 2016 et 2017 (avec 5 buts marqués), dont 3 matchs en phase finale du championnat d’Europe des U17 en 2017, et 5 sélections en équipe de France des U20 depuis 2017. Elle participe à la coupe du monde des U20, organisée en France en 2018 et elle remporte l’Euro U19 en 2019.

Ci-dessus : Selma Bacha pendant le match de D1 Rodez-OL le 30 septembre 2018
Photo : Jean-Pierre Thiesset

A seulement 20 ans, Selma a un palmarès impressionnant que beaucoup de joueuses internationales du monde entier pourraient lui envier.

Interview :

Jean-Pierre Thiesset : Quel est ton poste préféré et à quels autres postes pourrais-tu jouer ?

Selma Bacha : Mon poste préféré c’est latérale gauche car j’ai appris à aimer ce poste. J’aime bien aussi jouer milieu gauche pour pouvoir monter un peu plus et participer plus aux attaques. Toutefois à l’Olympique Lyonnais la latérale joue assez haut car c’est une équipe qui attaque beaucoup et c’est ça qui me plait.

Ci-dessus : Selma Bacha pendant le match de D1 OL-Metz le 4 mai 2019
Photo : Jean-Pierre Thiesset

JPT : Qui/quoi t’a inspiré pour devenir une joueuse de football ?

SB : Mon frère qui m’a emmené à un entraînement quand j’avais 5 ans, j’ai bien aimé et je me suis lancé dans le football, c’est aussi simple que cela. J’avais testé la Gymnastique avant mais ça ne m’avait pas plu du tout.

JPT : Qui sont tes joueuses préférées (Françaises et étrangères) ?

SB : Wendie Renard, Amel Majri, Griedge Mbock et Pernille Harder (attaquant danoise qui joue à Chelsea).

JPT : Qui est ta ou ton modèle si tu en as une ou un ?

SB : Quand j’étais petite Amel Majri était mon modèle mais maintenant que j’ai grandi, je n’ai plus de modèle et je lui ai dit. Je veux juste être moi.

JPT : Quel est ton plus grand défi sur et hors du terrain ?

SB : Sur le terrain toujours obtenir ce que je veux et gagner. En revanche en dehors du terrain je ne suis jamais en défi avec moi-même.

JPT : Qui sont tes coéquipières avec qui tu es la plus proche ?

SB : Griedge Mbock, Amel Majri, Delphine Cascarino, Wendie Renard, Sakina Karchaoui et Melvine Mallard qui est ma copine.

JPT : Qu’est que tu aimes faire quand tu n’es pas sur le terrain ?

SB : Déjà me reposer, j’aime trop me reposer. J’aime regarder des films d’action. J’aime aussi lire plutôt des livres sur la vie en général ; j’essaye de lire des livres qui racontent de vraies histoires par exemple mais pas de science-fiction. J’apprends aussi l’anglais car je me suis dit que çà pourrait peut-être servir de parler anglais pour ma carrière.

JPT : Tu ne joues pas aux jeux vidéo ?

SB : Non, je ne suis pas trop dans ça.

JPT : Quel est ton animal préféré ?

SB : Les bébés chats. Parce qu’ils sont trop mignons.

JPT : Quels plats préfères-tu ?

SB : Le couscous de ma maman.

JPT : Qu’est ce qui fait que l’OL est un grand club où jouer ?

SB : Premièrement parce que l’on a un excellent président, Jean-Michel Aulas, qui met tout en œuvre pour que l’on réussisse. Le palmarès du club car personne n’avait fait ce qu’il a fait et j’espère que ça durera encore longtemps. Et il y a les meilleures joueuses du monde.

JPT : Les autres joueuses doivent aussi être contentes de jouer avec toi.

SB : J’espère bien (rires).

JPT : Tu commences à être une joueuse importante dans l’équipe.

SB : Quand je serais en équipe de France A, je serais une joueuse importante. C’est l’un de mes principaux objectifs.

JPT : Quelle est ta principale qualité ?

SB : La générosité

Ci-dessus : Selma Bacha « généreuse » même à l’entraînement au Groupama Training Center le 19 septembre 2019 ; Photo : Jean-Pierre Thiesset

JPT : Qu’est-ce que tu aurais besoin d’améliorer dans ton jeu ?

SB : Je pense que je dois encore m’améliorer un peu défensivement spécialement au niveau tactique, savoir me placer, lire ce que va faire l’adversaire et anticiper même si j’ai déjà progressé. Sinon au niveau technique, athlétique et mental je pense que j’ai bien progressé.

JPT : Est-ce qu’il y a un message que tu voudrais faire passer à tes fans ?

SB : Déjà prenez soin de vous et prenez soin de vos proches, même si cette période est un peu compliquée. Vous nous manquez sur les terrains car c’est vide sans vous. Merci à tous ceux qui me soutiennent et j’espère que l’on se verra bientôt sur les terrains.

HOMMAGE A GERARD HOUILLER

Jean-Pierre Thiesset nous donne les dernières nouvelles au sujet de l’hommage à Gérard Houiller que l’Olympique Lyonnais veut organiser (19/2/21).

Gérard Houllier Photo: Libero Lyon.

Le terrain d’honneur du Groupama OL Training Center sur lequel évolue les féminines en D1 Arkema va être renommer Gérard Houllier. Une fresque sera réalisée au bout de l’Allée des Lumières. Un challenge avec Liverpool va être organisé sur deux ans au moins avec l’équipe masculine dans un premier temps puis avec l’équipe féminine.

Des nouvelles de l’équipe de France et un nouveau contrat à l’OL

Jean-Pierre Thiesset fait le point sur les compétitions internationales de l’équipe de France féminine et fournis d’importantes nouvelles sur l’équipe de l’Olympique Lyonnais féminin. (16/2/21).

Après le retrait de l’équipe d’Islande qui suit celui de la Norvège la semaine dernière et l’impossibilité de trouver deux autres pays pour jouer contre, le tournoi de France qui était prévu a été annulé. Le tournoi sera remplacé par deux matches amicaux contre la Suisse la seule équipe qui reste. Les matches devraient se jouer à Metz les 17 et 20 février 2021.

Du côté de l’Olympique Lyonnais, Il y a eu la prolongation de contrat d’Amandine Henry qui a resigné une extension de deux ans et qui devrait donc rester avec Lyon jusqu’en juin 2023.

Ci-dessus : De gauche à droite : Jean-Luc Vasseur (Entraîneur), Amandine Henry et Jean-Michel Aulas (Président). Photo : @Damien LG du site web de l’OL.

Après la prolongation de contrat de Sarah Bouhaddi et Dzsenifer Marozsan cet été jusqu’en juin 2023 et ceux d’Ada Hegerberg et Griedge Mbock jusqu’en juin 2024 récemment, Lyon continue de sécuriser ces principales joueuses tout en préparant le futur avec de nouvelles jeunes joueuses de haut niveau comme Damaris Egurrola (jusqu’en juin 2023) et Catarina Macario (jusqu’en juin 2024) qui ont signé le mois dernier.

Garder vos yeux ouverts pour voir bientôt une interview exclusive avec l’une des plus talentueuses jeunes joueuses françaises.

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